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Ayutthaya sera la nouvelle ville du Guide Michelin Thailande 2022

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Lancé en 2018 et d’abord concentré sur Bangkok, le guide Rouge culinaire distributeur d’étoiles a ensuite ajouté Phuket et Phang Nga puis Chiang Mai aux villes présentées dans ses pages puis ce sera Ayutthaya qui les rejoindra dans sa 5ème édition à paraître fin d’année.

ayutthaya dans le guide Michelin thailande 2022

Ayutthaya située à 85 kilomètres au nord de Bangkok, ancienne capitale du Royaume de Siam, est l’une des principales destinations historiques de Thaïlande et un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1991.

Alors si on peut allier la découverte du passé glorieux de la cité à travers ses vestiges de temples et la découverte des subtilités et de la large palette de la gastronomie thaïe, c’est encore plus une province à mettre au programme de son voyage en Thaïlande.

M. Yuthasak Supasorn, gouverneur de l’Autorité du Tourisme de Thaïlande (TAT), a déclaré : « En plus d’explorer les attractions historiques et culturelles, déguster différents plats et spécialités des marchés locaux ou des établissements de restauration a toujours été l’une des expériences les plus mémorables pour les touristes locaux et étrangers visitant Ayuthaya. Avec la prochaine édition du Guide MICHELIN, on pense que les Thaïlandais et d’autres lecteurs du monde entier seront inspirés pour découvrir toute la magnificence renommée d’Ayutthaya ».

Pourquoi Ayutthaya ?

J’avoue que personnellement, je me serai attendu que le Bibendum prenne la direction de l’Isaan, la région Nord-Est de la Thaïlande, réputée pour sa cuisine aux saveurs épicées uniques mais c’est finalement un saut de puce depuis Bangkok qui l’a fait.

Après, Ayutthaya reste un choix intéressant en raison de son mélange parfait d’ancien et de charme nouveau et probablement que c’est un choix avant tout touristique que culinaire, la ville attirant plus de visteurs étrangers que l’ensemble de l’Isaan.

M. Gwendal Poullennec, directeur international des guides MICHELIN, a déclaré qu’Ayutthaya est l’un des joyaux brillants du patrimoine culinaire et de la gastronomie thaïlandaise. Autrefois centre de la diplomatie et du commerce mondiaux, cette ville historique enchanteresse a été exposée à un large éventail d’influences étrangères – par exemple portugaises, japonaises, indiennes, persanes, etc. – qui ont façonné la cuisine thaïlandaise locale.

Son emplacement stratégique entouré de trois rivières fournit également une abondance de ressources alimentaires, notamment des poissons d’eau douce, des crevettes de rivière, ainsi que des légumes et des fruits frais.

« Nous sommes ravis de présenter Ayutthaya dans la prochaine édition du Guide MICHELIN en Thaïlande. La scène culinaire de la ville est une fusion impressionnante d’ancien et de nouveau – avec des restaurants de longue date, de nouveaux restaurants dans des bâtiments anciens et rénovés et des bâtiments modernes, des cafés et des cafés attrayants; aux marchés terrestres et flottants. Les vastes offres culinaires de la ville, ainsi que son riche passé historique et culturel, assurent une expérience unique qui fait revenir les touristes locaux et étrangers encore et encore », a déclaré M. Poullennec.

Le mélange multiculturel de colons étrangers et « habitants historiques » a aussi eu une influence sur la cuisine thaïlandaise locale, même jusqu’à aujourd’hui – y compris l’utilisation de lait de coco et d’épices dans les currys, une pratique indienne et persane qui a donné naissance à des plats thaïlandais populaires tels que le Massaman Curry que CNN a élu meilleur plat du monde (voir cet article), ainsi que l’utilisation d’œufs et de jaunes d’œufs dans la fabrication de desserts, influence portugaise tels que Thong Yip (tartes aux jaune d’oeuf dorées) et Thong Yod (bouchées au jaune d’oeuf).

Que visiter à Ayutthaya ?

Je ne vais pas détailler l’ensemble des visites à faire à Ayutthaya et Bang Pa-In puisqu’elles sont de longue date dans la partie principale du site sur cette page des choses à voir à Ayutthaya. Mais il est certain que c’est une destination très intéressante que je recommande chaudement, Guide Micheloin ou pas.


Réouverture de Phuket aux touristes vaccinés sans quarantaine le 1er juillet

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Je vous avais parlé du projet des autorités thaïlandaises appuyées par l’Autorité du Tourisme de Thaïlande (TAT) de rouvrir l’île de Phuket aux visiteurs internationaux entièrement vaccinés à partir du 1er juillet prochain sans leur imposer de quarantaine. Nous sommes à moins d’un mois de cette date, qu’en est-il ?

Article mis à jour le 6 juin 2021

réouverture de phuket thailande sans quarantaine

Qui est concerné par ce plan ?

Comme souvent, tous les détails ne seront connus que peu de temps avant mais ce que l’on sait pour le moment, c’est que seuls les touristes complètement vaccinés, c’est à dire ayant reçu leurs 2 doses pour tous les vaccins reconnus ou la dose unique pour celui de Johnson & Johnson pourront venir à Phuket dans le cadre de ce programme et ne pas subir de quarantaine enfermés dans une chambre d’hôtel. Ils pourront circuler librement sur l’île qu’ils ne seront autorisés à quitter qu’au bout de 14 nuits sur place après un test négatifs au COVID-19. Il avait d’abord été indiqué 7 nuits mais il semble que cela va passer à 14.

Passé ce délai, ils pourront voyager dans le reste de la Thaïlande sans contrainte (si leur test est négatif).

A noter que les enfants de moins de 12 ans non-vaccinés accompagnés de parents vaccinés pourront aussi entrer. Ceux entre 12 et 18 ans devront faire un test rapide à l’arrivée.

En cas de test positif après l’arrivée, et il devrait y en avoir 2 ou 3 selon les informations récupérées par Richard Barrow lors d’une réunion hier avec les dirigeants de la TAT (Tourism authority of Thailand), tests à la charge du touristes dont les tarifs n’ont pas encore été indiqués, c’est isolement dans un hôpital, même si asymptomatique.

Une liste de pays d’origine (origine du vol pas nationalité) jugés trop à risque devrait aussi accompagner la réouverture qui ne s’adressera pas au monde entier. Elle devrait être très courte. L’Inde, le Pakistan, le Bangladesh et le Népal déjà interdits aujourd’hui y figuereront certainement mais peut-être aussi le Brésil et l’Afrique du Sud mais pas les pays européens ou Nord-américains.

Conditions connues aujourd’hui

Ceux qui suivent ça depuis le début en ont l’habitude, même si c’est dans un mois, on ne connaît qu’une partie des conditions d’accès à ce plan, outre le fait d’être complètement vacciné et pas en provenance d’un pays à haut risque.

Pour venir en Thaïlande, il faudra toujours obtenir un certificat d’entrée (COE) auprès de l’ambassade de Thaïlande de votre pays d’origine mais les conditions s’adapteront un petit peu pour ce programme notamment pour apporter la preuve de sa vaccination totale contre le COVID-19 et de sa réservation d’hôtel SHA+ (voir plus bas). L’assurance couvrant les soins COVID-19 jusqu’à 100.000 USD sera probablement aussi toujours obligatoire.

Apparemment, la preuve de vaccination sera à nouveau demandée à l’arrivée en Thaïlande malgré le COE. Une application de suivi sera aussi à télécharger (on en sait pas encore exactement l’ampleur du suivi).

S’il n’y aura pas de quarantaine obligatoire donc, il y aura quand même une liste d’hôtels validés pour ce programme choisis pour leurs normes d’hygiène. Ce devront être des hôtels labélisés SHA+.

Il y en a aujourd’hui, plus de 400 d’enregistrés que vous pouvez retrouver sur ce lien : https://www.thailandsha.com/shalists/

C’est parmi eux qu’il faudra réserver ses 14 premières nuits à Phuket et à l’image de ce qui s’est passé avec les hôtels de quarantaine, comme attendu peu d’hôtels petit budget.

Les 14 (précedemment 7) premières nuits en hôtels SHA+ sont obligatoires même pour quelqu’un qui a un logement à Phuket ou des amis ou de la famille qui pourraient l’héberger.

Les touristes ne seront pas enfermés dans leur hôtel, ils pourront se déplacer librement sur toute l’île de Phuket. Pour les activités, il faudra par contre là aussi, pour les 14 premiers jours, faire uniquement appel à des agences ou prestataires ayant reçu le label SHA+.

Les vaccins anti COVID-19 reconnus par la Thaïlande

La Thaïlande reconnaît acutellement les vaccins suivants : Pfizer BioNTech, AstraZeneca, CoviShield, Sinovac, Moderna ou Johnson & Johnson mais là encore, la liste des vaccoins valides pour ce programme est encore à déterminer par les autorités. Mes vaccins utilisés en Europe, Chine et Amérique devraient être dans la liste ce qui rend tout personne pleinement vacciné éligible pour venir à Phuket dans le cadre de ce plan.

Le hic, c’est que toujours selon les informations de la réunion d’hier avec les dirigeants de la TAT, il semble que les cas particuliers de personnes ayant contracté le coronavirus et reçu donc une seule dose de vaccin ou ceux qui ont eu 2 doses mais de vaccins différents (je pense à ceux qui ont eu une première injection AstraZeneca et ont ensuite reçu, selon leur tranche d’âge jugée plus à risque avec AstraZeneca, reçu une seconde dose de Pfizer), ces cas-là ne devraient pas être validés. Enfin, ça peut encore changer. Tout peut encore changer d’ici le 1er juillet.

Phuket rouvrira-t-elle vraiment le 1er juillet ?

Les deux conditions principales posées par les autorités pour que la réouverture de Phuket aux touristes vaccinés sans quatorzaine ait lieu sont : 70% de la population de l’île vaccinée pour obtenir une immunité collective et aucun nouveau cas de coronavirus quotidien.

Il reste un tout petit peu plus d’un mois et le taux de vaccination est actuellement, selon le gouverneur de l’île, de 50%. Deux facteurs peuvent jouer pour rater l’objectif d’ici la date butoir: la réticence éventuelle des habitants à se faire vacciner, le vaccin Sinovac utilisé exclusivement jusque là pour la campagne de vaccination à Phuket n’est, d’après un sondage récent pas dans le Top 5 des vaccins auxquels les Thaïs interrogés faisaient le plus confiance et le facteur temps sachant la protection immunitaire n’est évidemment pas immédiate après l’injection de la seconde dose, en théorie, elle n’est effective que de 10 à 14 jours après, c’est d’ailleurs, une condition qui sera semble-t-il imposée aux touristes d’être vacciné depuis plus de 14 jours et moins d’un an, ce qui montre bien que les autorités connaissent cette contrainte. Donc, il faudrait en théorie que l’objectif de vaccination soit atteint 14 jours avant le 1er juillet mais la barre des 70% ne sera atteinte qu’à la dernière minute. Ne serait-ce que parce que les étrangers travaillant à Phuket, et pour l’instant eux uniquement, viennent juste d’être autorisés à recevoir leur première dose de vaccin et n’auront la deuxième que fin du mois.

Actuellement, Phuket qui a durcit ces mesures a également du mal à enchainer les jours sans nouvelle contamination recensée.

Par ailleurs, le taux de 70% de vaccination de la population avec le vaccin Sinovac permet-il vraiment une immunité collective ? Que ce passera-t-il s’il y a de nouveaux cas de COVID-19 à Phuket après le démarrage du programme ?

Autorités et Office du Tourisme réaffirme la réouverture au 1er juillet

Vue l’insistance, ces derniers jours, en mode Hannibal Smith, de toutes les parties à réaffirmer que le plan se déroulera comme prévu à partir du 1er juillet 2021 et le communiqué officiel de la TAT d’aujourd’hui, TAT qui a déjà lancé une campagne de communication à l’international et qui s’apprête à lancer un compte à rebours avant la réouverture, il paraît de plus en plus improbable qu’il y ait une marche arrière de dernière minute et ce même si les conditions que ce sont elles-mêmes fixées les autorités ne sont pas complètement remplies. Ce serait perdre la face et mettrait en péril la confiance des voyageurs dans les annonces et projets ultérieurs. Mais ça, c’est déjà vu.

Un autre signe encourageant, c’est l’offre de vols internationaux à destinations de Phuket qui commence à refleurir. Même Thai Airways en remet au départ de Paris et Frankfurt notamment (lire: https://www.bangkokpost.com/business/2122311/thai-airways-tests-demand-in-europe).

Mais, en Thaïlande, on l’a vu depuis le début de cette crise, on n’est jamais à l’abri d’un volte face ni d’une ouverture puis refermeture si des cas de COVID apparaissent. Ce qui change, c’est que cette fois-ci, ce serait probablement la fois de trop et handicaperait grandement la crédibilité de tout ce qui pourrait être mis en place ensuite. Mais une ouverture ratée aurait aussi des conséquences fâcheuses. C’est un numéro d’équilibriste. On a déjà vu une indication phare, les 7 nuits obligatoires bloqué à Phuket passer à 14. Tout peut changer jusqu’au dernier moment et même après.

On en sera plus mardi soir, moment où le plan va passer devant le Cabinet gouvernemental.

Avis et conseil

Je conseille toutefois à ceux qui seraient tentés de profiter de ce programme de réouverture d’attendre encore au moins 15 jours, idéalement, d’attendre jusqu’au 1er juillet, pour voir comment ça évolue et surtout le détail des conditions qui aujourd’hui ne sont que partiellement connues.

De toute façon, aujourd’hui, il est uniquement possible de réserver un billet d’avion pour Phuket. La liste des hôtels SHA validés pour le programme n’est pas connue et le site de l’ambassade de Thaïlande n’a encore aucune mention de la « Phuket Sandbox » ni des démarches à suivre qu’on ne peut donc pas encore lancer de toute façon.

Quel visage de Phuket à l’arrivée ?

Ce plan n’attirera que très peu de touristes, il sera d’ailleurs probablement plus utilisé, au début, par des expatriés pas encore revenus en Thaïlande qui pourront le faire en évitant une quarantaine stricte. Sur l’île beaucoup d’établissements, restaurants commerces sont fermés et ce n’est pas cette réouverture de l’île dans ces conditions qui va du jour au lendemain les faire tous revenir aux affaires.

Ceci dit, l’île est grande et il y a de quoi faire et toujours de belles plages. Le coin le plus fantomique restera certainement Patong que montrait cette vidéo prise il y a 4 jours.

Je publierai un article dés que les demandes pour profiter de ce programme « Phuket Sandbox » seront ouvertes auprès de l’ambassade de Thaïlande expliquant la démarche.


Réouverture de Phuket aux touristes vaccinés: le compte à rebours est lancé !

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Je vous l’avais dit dans mon dernier article, ce qui fait que la « Phuket Sandbox », nom donné au programme de réouverture de la plus grande île de Thaïlande aux touristes vaccinés sans quarantaine, devrait vraiment voir le jour le 1er juillet, c’est que la TAT (Tourism Authority of Thailand) allait lancer un compte à rebours son son site de communication. Et bin, ça y est, il est en place depuis hier.

Un compte à rebours en temps réel

C’est sur la page d’accueil du site TATNews.org que se trouve, tout en haut, le bandeau avec les jours, heures, minutes et secondes avant le 1er juillet qui s’egrainent. Tandis que quotidiennement, des photos avec le nombre de jours restants sont publiées sur les différents réseaux sociaux.

Un peu comme un compte à rebours de fusée, il est peu probable que le lancement soit annulé avant la mise à feu, peu probable mais pas inconcevable, et comme pour une fusée, il faudra voir si ça n’explose pas en vol et si la destination, ici le nombre de touristes attirés, sera atteinte.

Evidemment, je souhaite que ce soit un franc succès mais forcé de constater qu’à moins d’un mois, toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour cela.

Mais il reste 28 jours et demi. 28 jours et demi pour atteindre l’objectif de taux de vaccination de la population locale (encore que lui devrait être atteint dans 14 jours car il faut entre 10 et 14 jours après l’injection pour développer l’immunité induite par le vaccin), 28 jours et demi pour s’assurer de ne plus avoir de nouveaux cas de COVID-19 sur Phuket car sinon c’est que le virus y circule, 28 jours et demi pour définir tous les cas de figures et y apporter des réponses, 28 jours et demi pour mettre en place tout le dispositif administratif car aujourd’hui impossible de postuler à la « Phuket Sandbox », rien n’est prêt, 28 jours et demi pour communiquer la liste des hôtels labélisés SHA+ (oui, SHA, c’est l’ancien monde, vive la SHA+) qui seront les seuls habilités à recevoir les touristes internationaux pour leurs 7 premières nuitées, 28 jours et demi pour organiser l’aéroport Suvarnabhumi pour les bénéficiaires du programme en transit…

Les questions en suspens sont encore très nombreuses et aujourd’hui bien que les secondes défilent sur le compte à rebours, quiquonque voudrait organiser son séjour à Phuket pour le 1er juillet ou après, ne peut tout simplement pas le faire car la procédure n’est pas ouverte dans les ambassades de Thaïlande.

Des conditions à préciser

Les choses se précisent un peu et devraient encore se préciser après la réunion prévue le 4 juin, mais un peu comme un élève qui fait ses devoirs donnés des semaines à l’avance la veille de la date de rendu des copies, les autorités sont encore incapables de répondre à des questions basiques comme la plus importante : quels documents faudra-t-il pour prouver sa vaccination complète contre le COVID-19 ? En effet, plusieurs pays, ne délivrent pas de certificats et il n’y a pas de norme ou document international universel en la matière.

Je mettrai à jour mon article d’il y a quelques jours sur la réouverture de Phuket aux touristes vaccinés avec les nouvelles informations et conditions mais sinon vous pouvez suivre le site www.tatnews.org pour avoir les indications officielles.

J’ai déjà un peu modifié mon article avec des choses que je disais probables et qui se sont confirmées depuis. Affaires à suivre mais pour moi, mieux vaut attendre de connaître toutes les conditions avant d’éventuellement réserver un billet d’avion.


3ème vague du COVID-19 en Thaïlande : Air Asia suspend 21 de ses routes

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On avait vu les compagnies aériennes suspendre tout ou partie leurs vols intérieurs en Thaïlande l’an dernier à peu près à la même époque puis elles avaient repris du service mais la 3ème vague du coronavirus Sars-Cov2, qui est la plus virulente dans le pays, les impacte à nouveau fortement. Après Bangkok Airways, il y a un mois, c’est aujourd’hui Thai Air Asia (qui a un nouveau logo) qui annonce la suspension d’une vingtaine de ces liaisons aériennes domestiques en Thaïlande.

Le nouveau logo de Air Asia

21 routes aériennes suspendues

C’est surtout pour faire face à une chute de la demande que les liaisons suivantes seront suspendues au moins du 1er au 13 juin :

  1. Bangkok (Aéroport de Suvarnabhumi) – Nan
  2. Bangkok (Aéroport de Suvarnabhumi) – Nakhon Si Thammarat
  3. Bangkok (Aéroport Don Mueang) – Ranong
  4. Bangkok (Aéroport Don Mueang) – Chumphon
  5. Bangkok (Aéroport Don Mueang) – Sakhon Nakhon
  6. Bangkok (Aéroport Don Mueang) – Loei
  7. Bangkok (Aéroport Don Mueang) – Buri Ram
  8. Chiang Mai – Pattaya
  9. Chiang Mai – Phuket
  10. Chiang Mai – Khon Kaen
  11. Chiang Mai – Krabi
  12. Chiang Mai – Hat Yai
  13. Chiang Mai – Surat Thani
  14. Pattaya – Hat Yai
  15. Udon Thani – Phuket
  16. Udon Thani – Pattaya
  17. Khon Kaen – Phuket
  18. Khon Kaen – Hat Yai
  19. Pattaya – Phuket
  20. Chiang Mai – Hua Hin
  21. Udon Thai – Hua Hin

Pour les autres, leur fréquence sera réduite. Il est probable que certaines voire toutes restent suspendues plus longtemps. Je vous tiendrai informé via mon compte Twitter.

Lignes déjà suspendues chez Bangkok Airways

Bangkok Airways avait, il y a un mois, annoncé la suspension de certaines routes aériennes: la liaison Phuket-Hat Yai du 23 avril au 30 octobre et ses liaisons Bangkok-Sukhothai et Bangkok-Trat du 1er au 31 mai.

Bangkok Airways a également décidé de reporter l’ouverture de sa liaison Bangkok-Mae Sot au 17 octobre 2021.

Les compagnies aériennes opérant en Thaïlande, font en parallèle des promotions pour essayer d’attirer le plus possible de voyageurs mais c’est encore une phase pendant laquelle elles vont perdre de l’argent. Tout mon soutien à leurs personnels qui se battent chaque jour pour maintenir leurs entreprises à flot, accueillir les passagers avec le sourire tout en exerçant une profession plus exposée que virus que bien des métiers.


Série The Serpent: lieux de tournages en Thaïlande et anecdotes

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Que ce soit sur le groupe « Thaïlande: questions/réponses«  dans des commentaires sur ma page Facebook ou en privé, beaucoup de monde m’a conseillé de regarder la série « The Serpent«  qui raconte l’histoire vraie de Charles Sobhraj, un Français qui a drogué, dépouillé et tués plusieurs routards essentiellement à Bangkok mais aussi dans d’autres pays. N’ayant pas Netflix, j’avais le choix entre le prendre pour un mois d’essai ou trouver la série en streaming et ne vous dirai pas ce que j’ai fait mais, ça y est, je l’ai vue. Même si l’histoire se passe il y a plus de 40 ans, j’ai forcément essayé de reconnaître les lieux de tournages en Thaïlande avec pas tant de succès que ça donc j’ai fait des recherches pour les retrouver et vous livrer aussi quelques anecdotes sur la série.

The serpent lieux de tournage de la série

Une histoire vraie glaçante

Pour ne pas trop spoiler l’histoire pour ceux, qui comme moi, ne la connaissaient pas avant la sortie de la série (il faut dire que j’étais pas né au moment des faits ;)), je ne vais la résumer que très grossièrement et vous invite à la voir avant de lire les paragraphes sur les lieux de tournages et anecdotes.

La série débute en 1975 à Bangkok et suit à coup de flashbacks et flash forwards, un diplomate néerlandais, Herman Knippenberg, qui face à l’inaction de la police décide d’énquéter par lui-même sur Charles Sobhraj, un tueur en série français d’origine indienne et vietnamienne, qui s’est fait une spécialité de droguer de jeunes routards pour les voler et utiliser leurs passeports pour prendre leurs identités et parcourir le monde avec à sa petite amie Marie-Andrée Leclerc.

Plongée réussie dans l’atmosphère du Bangkok des 70’s

Outre la performance unanimement saluée de Tahar Rahim qui incarne un Charles Sobhraj tellement bien que des protagonistes de l’histoire qui ont côtoyé l’assasin de près ont eu l’impression de l’avoir devant eux pendant quelques secondes (voir l’interview de Nadine Gires mais après avoir regardé la série pour ne pas spoiler l’histoire), le coup de force de la série The Serpent, c’est d’avoir si bien reproduit l’ambiance de Bangkok dans les années 1970 entre séquences d’archives et séquences filmées.

Lieux de tournage de la série

La série de 8 épisodes a été presque exclusivement tournée en Thaïlande même pour les scènes en Inde, au Nepal, Hong Kong. Pour le reste, le tournage a eu lieu en Grande-Bretagne notamment à cause du COVID-19 qui a forcé la production a y rapatrié tout le monde.

Pendant les 10 mois de prises de vue, l’équipe a tourné dans 9 provinces de Thaïlande: Bangkok bien évidemment mais aussi Pathum Thani, Ayutthaya, Suphan Buri, Samut Sakhon, Ratchaburi, Phetchaburi, Prachuap Khiri Khan et Kanchanaburi.

La Kanit House

Le lieu principal de l’action, la Kanit House située 77/5 Saladaeng, où habitait le « Serpent », qui doit ce surnom au fait qu’il empoisonnait ses victimes, et ses voisins Nadine et Rémi, n’existe plus. Elle a été démolie et il y a à sa place aujourd’hui, le condominium The Legend.

C’est donc une demeure délabrée et vouée à être démolie qui a été retravaillée par les décorateurs qui se situe sur Sukhumvit 4 qui est devenue la Kanit House de la série.

Le Santa Cruz Hotel

Hôtel très prisé des backpackersdans les années 1970 apparemment, le Santa Cruz Hotel existe toujours sous un autre nom mais la série a choisi le Miami Hotel sur Sukhumvit 13 que certains d’entre vous, comme moi, ont peut-être reconnu. J’y avais dormi il y a des années et l’avait trouvé sympa mais viellot. Il n’a visiblement pas tellement bougé mais est en rénovation depuis quelques mois.

L’ambassade des Pays-Bas

L’ambassade des Pays-Bas était située sur Witthayu Road à l’époque et se trouve aujourd’hui Soi Ton Son. Le bureau de Knippenberg dans la série est en fait la maison coloniale de Ban Bang Yang à Samut Sakhon (pas ouverte au public).

La maison de Knippenberg

Il s’agit d’une ancienne maison en tek appelée Reun Manila située sur les rives du canal Phraya Banlue dans le district de Bang Sai, province d’Ayutthaya. Elle a été légèrement modifiée selon les photos fournies par le diplomate et son ex-femme.

Autres lieux en Thaïlande

Ce sont le Atlanta Hotel in Khlong Toei et le Embassy Hotel à Phaya Thai qui ont servi de décor pour les bars dans lesquels Knippenberg rencontre les autres diplomates. Les scènes au Wat Pho ont été tournées dans le temple masi à 5 du matin avant qu’il n’ouvre au public et au Wat Intharawihan connu pour son grand Bouddha debout.

La plage de Pattaya dans la série est en fait une plage du parc national de Khao Sam Roi Yot,

Lieux de tournage des scènes hors Thaïlande

Il y a eu des scènes parisiennes qui ont été mises en boîte dans la capitale de l’Hexagone mais pour les autres pays, c’est en Thaïlande que des coins ont été modifiés pour ressembler à ces pays. En mélangeant images d’archives comme pour Bangkok et images de tournage, l’illusion est assez parfaite.

Ainsi, les scènes à Hong Kong ont été tournées à Chinatown (Bangkok), celles sur le lac au Kashmire ont pris place sur la retenue d’eau du Vajiralongkorn Dam, barrage au Nord de Kanchanaburi, les plages de Goa étaient en fait des plages près de Hua Hin

Il y a évidemment aussi eu quelques séquences en studio au Royaume-Uni. Je ne sais pas vous mais moi, ça me donne limite envie de regarder la série une deuxième fois pour voir si maintenant que j’ai les informations, je reconnais les lieux.

Quelques anecdotes sur la série « The Serpent »

  • Après 6 mois de tournage, les acteurs et l’équipe de la série (sauf l’équipe de production engagée en Thaïlande bien évidemment) ont été forcés de quitter la Thaïlande précipitamment. Ils ont du alors recréer en Angleterre des décors utilisés à Bangkok comme des parties de l’appartement de Sobhraj, n’ayant plus accès au décor original.
  • Le véritable Herman Knippenberg s’est impliqué dans le projet de la série dés qu’elle été imaginée en 2013 et a donné accès à l’équipe de production à toutes propres archives et coupures de presse qu’il n’a jamais jetées.
  • Ni l’équipe de production ni les acteurs n’ont essayé de contacter le vrai Sobhraj par respect pour les familles de ses victimes. Il est toujours vivant, a 77 ans et purge une peine de prison à vie au Népal malgré plusieurs appels rejettés.
  • Nadine Gires tient actuellement un resort dans le Sud de la Thaïlande, le Bamboo Resort à Khanom. J’y ai d’ailleurs dormi il y a 2 ans et demi et l’ai rencontrée mais j’ignorais complètement toute cette histoire.

Certains trouveront que ce type de série héroïsent des meurtriers mais elles sont aussi l’occasion de se plonger dans le passé, voir l’ambiance et l’atmosphère de lieux que nous aimons plusieurs décades en arrière. Personnellement, c’est plus cet aspect qui m’a donné envie de la regarder.


Retour de la quarantaine à 14 jours en Thaïlande

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La réduction de la quarantaine pour les personnes arrivant en Thaïlande de l’étranger qui était entrée en vigueur le 1er avril n’aura pas fait long feu. En effet, face à la 3ème vague de COVID-19 que connaît actuellement le pays, les autorités thaïlandaises ont décidé, il y a une heure, de repasser la période d’isolement obligatoire dans un hôtel dédié (les fameux hôtels ASQ, voir cet article) à 14 jours pour tout le monde entrant dans le Royaume, quel que soit son pays de provenance ou son statu vaccinal.

Plus de distinguo, 14 jours de quarantaine pour tout le monde

Ainsi dans 2 jours, le 1er mai 2021, finie la réduction à 11 jours et 12 nuits pour la majorité des personnes (sauf en provenance de pays identifiés comme ayant un fort taux de circulation des variants, voir mon article d’il y a un mois) et même 8 jours et 7 nuits pour les personnes pouvant prouver leur vaccination complète contre le coronavirus SARS‑CoV‑2, la période de quarantaine imposée à l’arrivée en Thaïlande repasse à 14 jours, en fait pour être précis à 15 nuits et 16 jours, pour tout le monde. Et ce quelque soit le pays de provenance ou la situation vaccinale, tout le monde est logé à la même enseigne.

Cas des personnes ayant fait els démarches avant le 1er mai

Seules les personnes ayant obtenu le certificat d’entrée (COE) avant le 1er mai prochain donc au plus tard demain, 30 avril), pourront encore bénéficier de l’ancienne règle.

C’est bien la date d’obtention et pas celle de demande qui compte. Autrement dit, pour tous ceux qui sont en train de faire les démarches pour venir en Thaïlande, il y a peu de chance que le COE leur soit délivré d’ici demain soir et ils devront très probablement ajouter à leur frais des nuitées à leur séjour en hôtel ASQ en Thaïlande.

On peut imaginer que la journée de demain ne verra aucune délivrance de COE pour s’assurer que le minimum de personnes entrent avec une quarantaine réduite.

Origine de la 3ème vague de COVID en Thaïlande ?

Cette décision a été prise alors que la Thaïlande connaît sa vague la plus importante et la plus meurtrière de coronavirus depuis l’apparition de la pandémie, que le port du masque hors de chez soi ou de sa chambre d’hôtel (même dans sa voiture si on est moins 2) est aujourd’hui obligatoire dans quasiment toutes les provinces du pays sous peine d’amende (même le Premier Ministre a dû en payer une), que 6 provinces viennent d’être placées en zones rouge vif et que les mesures restrictives s’empilent.

La réduction de la durée de quarantaine aura donc tenu à peine un mois. Vu le timing, elle ne peut être la responsable de la 3ème vague, ni de l’introduction du variant anglais qui a été identifié dans le cluster d’où elle est partie mais tout le monde savait que le moindre retour du virus entrainerait la fin de la quarantaine réduite.

Le redémarrage du tourisme en Thaïlande semble encore repoussé à un horizon plus lointain même si le projet de réouverture de l’île de Phuket sans quarantaine aux touristes à partir du 1er juillet est toujours officiellement sur les rails… pour l’instant.


Le curry Thai Massaman a de nouveau désigné meilleur plat du monde

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Le curry massaman est à nouveau arrivé en tête de la liste des 50 meilleurs plats du monde établie par CNN Travel. Ce n’est pas le seul plat thaïs a y figuré, le Tom Yam Kung s’est classé huitième et la salade de papaye Som Tam 46ème. Bon, après avec une année 2020 marquée par la COVID-19, ce classement en fait peu évolué depuis le dernier publié mais c’est l’occasion de remettre un coup de projecteur sur ce plat délicieux et très apprécié malgré que l’on cite souvent les pad thaïs, absente de cette liste, comme le plat thaï le plus réputé.

curry massaman meilleur plat du monde
Photo: https://skywok.co.uk/

Curry massaman

Le curry massaman est, parmi tous les currys thaïs, un des plus doux. Il a des origines indiennes avec en plus des ingrédients thaïlandais habituels comme le lait de coco, la citronnelle et le galanga, la cardamome, la cannelle et les clous de girofle plus utilisés dans la cuisine indienne. C’est aussi le seul a avoir, en général, des pommes de terre qui accompagnent la viande, ingrédient pourtant assez peu présent dans la cuisine thaïlandaise.

Recette du curry massaman

Il y a plein de recettes de curry massaman sur internet et sur Youtube J’en ai choisie une qui me paraît proposer une version classique avec du poulet de ce plat mais vous pouvez utiliser d’autres viandes voire en faire un végétarien.

A noter que la pâte de curry du massaman est très proche de celle du curry rouge avec quelques épices en plus pour lui donner sa connotation indienne. Du coup, vous pouvez, par facilité, partir de la pâte de curry rouge achetée dans le commerce que vous modifiez.

Et si vous voulez essayer d’autres plats thaïs, il y a des recettes de cuisine thaïe dans la partie vidéo du site.

Après, je en m’explique aps comment le curry masssaman est passé de la 10ème place à la première entre 2017 et 2020. Ni comment plusieurs plats thaïs ont disparus des 50 meilleurs plats du monde élus en 2017 par les lecteurs de CNN Travel. Les goûts changent si vite ? Ca prouve que tout ça reste très relatif mais confirme que la gastronomie thaïe est une des plus savoureuses du monde.


En Thailande, pour combattre la COVID-19, le gouvernement mise sur cette plante

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Alors que la 3ème vague de coronavirus en Thaïlande est plus forte que les 2 premières qui avaient été très bien contenues, le gouvernement, parmi les mesures prises pour combattre la COVID-19 dans le pays a décidé de miser sur une plante déjà très utilisée en médecine traditionnelle et qui a montré des effets positifs notamment pour traiter les premiers symptômes et ne pas développer de forme grave.

plante miracle remède contre le covid-19
Et si notre salut face au COVID-19 passait par les plantes et pas les labos ?

La chirette verte remède contre le COVID-19 ?

Le ministère de la Santé publique (MOPH) de Thaïlande a ainsi remis plus de 600.000 capsules fatalai djon (ฟ้าทะลายโจร) qui se traduirait par « chirette verte«  en français à ses hôpitaux affiliés dans tout le pays pour traiter les patients atteints de Covid-19 et présentant des symptômes bénins.

«La Fatalaijone possède la capacité de supprimer l’expansion du virus chez les patients présentant des symptômes bénins. Pourtant, il doit être utilisé avec des médicaments modernes. » a déclaré le ministre de la Santé publique thaïlandais Anutin Charnvirakul.

« L’état de la plupart des patients s’améliorait et surtout, ils n’ont montré aucun effet secondaire après avoir pris cette plante médicinale traditionnelle » a-t-il continué.

L’utilisation de cette médecine traditionnelle sera supervisée par le Département de médecine traditionnelle et alternative thaïlandaise (DTAM) relevant du ministère de la Santé. Un département qui, je crois n’existe pas en France où les médicaments chimiques et brevetés sont rois (et encore, ça n’empêche pas de discréditer les moins chers et moins rentables même face à une pandémie mondiale, mais je m’égare).

Les 600.000 comprimés de dotation devraient suffire pour traiter 15.000 patients, a estimé le ministère.

Qu’est-ce que la fatalaijon ?

Connue sous le nom de fatalai djon (ฟ้าทะลายโจร) et déjà utilisée en Thaïlande en médecine traditionnelle pour les états grippaux, la Andrographis paniculata de son nom botanique, est une plante de la famille des acanthacées native de l’Inde et du Sri Lanka. Elle est aussi prescrite en médecine ayurvédique pour traiter la fièvre ou comme anti-diarrhéique. Elle aurait des effets antiinflammatoires, immunostimulants et fébrifuges et renforcerait l’immunité. Son utilisation pour traiter certaines infections respiratoires est même reconnue par l’OMS.

Le Dr Kiattiphum Wongrajit, secrétaire permanent du ministère de la Santé thaïlandais, a déclaré que l’extrait de fatalaijone contient de l’andrographolide qui peut éliminer et supprimer l’expansion du coronavirus. L’andrographolide (fatalaijone) est un médicament traditionnel extrait des feuilles et des tiges de la plante.

« Si un patient prend 180 milligrammes chaque jour, ses symptômes s’améliorent généralement le troisième jour », a déclaré le Dr Kiattiphum.

L’utilisation massive de la chirette verte en Thaïlande survient suite au traitement avec cette herbe médicinale de 309 patients présentant des symptômes bénins lors de l’épidémie de décembre dernier. 306 ont vu leur état s’améliorer en cinq jours tandis qu’il ne s’est dégradé que pour trois patients.

Le coût de traitement d’un patient avec la fatalaijone a été estimé à 180 THB sans parler de l’économie s’il ne développe une forme grave dont le traitement est coûteux.

Il y aura une étude supplémentaire visant à confirmer l’efficacité de la fatalaijone. C’est en tout cas une piste à suivre. Et ce serait une leçon intéressante que ce soit la médecine traditionnelle qui nous apporte un traitement efficace contre la COVID-19 dans un monde qui l’a un peu partout remplacée par la médecine chimique car on ne peut pas breveter la nature et donc on fait moins d’argent. Il faudra qu’à un moment, on remette en cause ce mode de fonctionnement et qu’on se reconnecte à la nature, aux savoirs ancestraux, le monde régit que par le profit épuise notre planète et nous fait perdre des millénaires de connaissances, de richesses, de solidarité, de bons sens…

Source de l’information : Bangkok Post


Farang affairs: et vous, quel est votre degré de faranguitude ?

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Ceux qui sont concernés ne connaissent que trop bien le terme tant ils l’ont souvent entendu dans leur vie, même de touristes, en Thaïlande mais pour les autres, probablement rares à lire ce site, un « farang » dans la langue thaïe, c’est une goyave… ah non, pardon, c’est aussi ça mais le mot désigne surtout l’étranger à la peau clair, l’occidental. D’ailleurs, il semble que cela vienne du français, les habitants de l’Hexagone étant des frangset. Et quand un farangset, Stephff, dessine la vie des farangs en Thaïlande, ça donne les Farangs affairs réunies dans un livre qu’il a auto-édité.

farang affairs le livre stephff

Une livre drôle et collector

Stephff a décidé de ne tirer que 1.500 exemplaires de son livre de 160 pages qui sont chacun numérotés et signés de sa main.

C’est probablement pour ça que j’ai fini par acheter mon exemplaire que j’ai reçu il y a quelques heures. Il n’en reste que 400, moi j’ai le 1084, et je ne voulais pas être dans retardataires qui voudront se le procurer quand il sera épuisé.

livre farang affairs collector edition
chaque livre et numéroté et signé, moi, j’ai le 1084 !

Différents degrés de « faranguitude »

Ce qui est intéressant dans Farang Affairs, c’est que quelque soit votre degré d’implication avec la Thaïlande, que vous soyez un simple touriste, un expatrié fraîchement débarqué, un expat moins frais ou installé de très longue date, vous trouverez des dessins qui vous parlent ou prophétisent ce que vous vivrez ou ressentirez si vous passez les différents niveaux de faranguitude (merci à Ségolène Royale pour son petit coup de pouce pour écrire cet article). Personnellement, je le vois aussi un peu comme un baromètre pour définir où on en est, ce livre 😉

livre farang affairs stephff immigration thailand

Le livre est ainsi chapitré, un peu en niveaux d’intégration :

  • You are new in Thailand if… (vous êtes nouveau en Thaïlande si…)
  • You are an unhappy farang in Thailand if… (vous êtes un farang malheureux en Thailande si…)
  • You are in big trouble in Thailand if… (vous êtes mal barré en Thaïlande si…)
  • You are a delusional farang in Thailand if… (vous êtes un farang disons naïf si…)
  • You have perfectly adapted to Thailand if… (vous êtes parfaitement adapté à la Thaïlande si…)
  • You are a confused farang in Thailand if… (vous êtes un farang perdu en Thaïlande si…)
  • You are living in perfect harmony with Thailand if… (vous vivez en parfaite harmonie avec la Thaïlande si…)
  • You still don’t understand Thailand if… (vous ne comprenez toujours pas la Thaïlande si…)
  • You’ve been in Thailand too long if… (vous vivez depuis trop longtemps en Thaïlande si…)
  • You are more Thai than the Thais if… (vous êtes plus thaï que les Thaïs si…)
dual pricing thailand farang affairs book by stephff

Ce n’est donc probablement pas un hasard si j’ai surtout choisi des dessins du chapitre « You are a confused farang in Thailand if… » pour illustrer cet article. Je crois que malgré une bonne connaissance touristique du pays, du haut de mes à peine 4 années d’expatriation, j’en suis là, encore un peu perdu…

Ainsi en fonction des dessins qui vous parlent le plus, vous pouvez savoir où vous en êtes. Moi, apparemment, il me reste 3 niveaux pour être plus thaï que les Thaïs bien que je ne pense jamais atteindre ce stade… mais on en reparlera dans 30 ans 😉

Où acheter le livre et suivre Stephff

Farang affairs coûte 1.100 THB. Comme c’est une auto-édition, vous ne pouvez vous le procurer que via Stéphane son auteur et pour ça, le mieux c’est d’aller sur son tout nouveau site web : https://farangaffairs.com/

D’ailleurs, je vous conseille d’y faire un tour même si vous n’avez pas l’intention d’acheter le bouquin parce qu’il vous fait déjà plonger dans l’unviers des « farang affairs ».

farang affairs port du casque en thailande

Sinon, vous pouvez suivre le travail de Stephff qui passe aussi l’actualité régionale, essentiellement thaïlandaise, à la moulinette de son coup de crayon sur cette page Facebook : https://www.facebook.com/groups/farangs

Ah oui, j’oublais mais je pense que vous l’aviez compris, bien que Stéphane soit français, ses dessins et donc tout le livre est en anglais mais un anglais assez facile.

P.S: je tiens à préciser pour les quelques ronchons que j’ai payé mon livre et qu’il ne s’agit pas d’un placement produit mais d’un coup de coeur.


Le tourisme à l’arrêt en Thaïlande à cause du COVID-19 : 3 façons de traiter le même sujet

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On dira ce qu’on voudra mais chaque chaîne de télévision, ici française en l’occurence, chaque rédaction de magazine a sa façon de traiter un sujet, son regard plus ou moins objectif, plus ou moins sélectif, qui se porte sur des aspects différents ou sur les mêmes mais avec des éclairages parfois assez différents. En l’espace de quelques jours, Arte, France 2 et M6 ont diffusé des reportages sur le tourisme en panne en Thaïlande depuis la pandémie de coronavirus. Je vous mets les replays des 3 émissions et vous laisse choisir celle qui vous parle le plus (et vous donnerai mon choix à la fin de cet article).

reportages tv tourisme thailande covid

Thaïlande : Phuket, malade du tourisme

On commence par Arte, la chaîne franco-allemande qui dans son reportage « Thaïlande : Phuket, malade du tourisme » a à la fois montré l’extinction du tourisme et l’état d’esprit des Thaïlandais face à cette crise, entre entraide et résilience.

On regrette quand même que la voix off s’entête à prononcer Fang Nga pour Phang Nga 😉

Thailande : le nouveau paradis interdit

On passe à Enquêtes Exclusives sur M6. Le vrai plus du reportage est de montrer concrètement les mesures anti-COVID en place en Thaïlande et notamment tout le process d’entrée en Thaïlande actuellement avec les justificatifs et la quarantaine. L’équipe l’a vécu et donc le raconte de l’intérieur mais l’émission balaie aussi à peu près tous les aspects de cette crise.

Thaïlande: le paradis retrouvé

Sur France Télévisions, le paradis thaïlandais n’est pas interdit mais retrouvé. L’émission Envoyé spécial qui a traité le sujet s’est plus focalisée sur les bienfaits de l’arrêt du tourisme de masse en Thaïlande et la remise en cause qu’ils en souhaitent avec un petit côté moralisateur qui en aura peut-être irrité quelques uns en esquissant ce que pourrait être le tourisme de demain au Pays du Sourire.

Mon avis

Beaucoup d’entre vous ont probablement vu l’une ou l’autre de ces émissions voire toute, je trouve que c’est intéressant de les mettre en face les unes des autres. Et que 3 chaînes françaises aient fait des reportages sur ce même sujet montre, je crois, l’attachement de beaucoup de Français à ce pays qui reste parmi les destinations préférées de mes compatriotes.

Le reportage d’Enquêtes exclusives balaie assez bien tout le spectre de la situation du tourisme en Thaïlande actuellement. Après, il y manque la facette résilience et entraide… enfin, ils en parlent de l’entraide mais uniquement focalisés sur les travailleuses du sexe et l’entraide ne se cantonne évidemment pas uniquement à elles mais ça reste Enquêtes Exclusives, les prosituées devaient y avoir une place importante ;).

Envoyé special a donné une vision du futur du tourisme en Thaïlande que l’on traduit par la Thaïlande en veut plus que des riches ce à quoi, pour ma part, je ne crois pas. Pour plusieurs raisons, la première étant qu’après un arrêt aussi brutal d’un des pans les plus importants de son économie, je ne vois pas le pays, une fois réouvert sans restrictions, se priver volontairement du moindre touriste ayant les moyens de son voyage fusse-t-il à budget modeste. Par contre, oui, on peut imaginer des mesures pour diminuer le tourisme de masse mais ceux qui me suivent, utilisent Thailandee.com pour préparer leur voyage en Thaïlande, ne sont pas concernés car le tourisme de masse, ce n’est pas vous et une des façons de le combattre est de faire découvrir d’autres lieux que la dizaine de destinations mises en avant en permanence et qui logiquement contre tous les touristes pour mieux répartir les visiteurs. C’est ce que j’essaie de faire et ça permet aussi de découvrir d’autres facettes du pays souvent moins artificielles et plus attachantes.

Au final, ces reportages se complètent assez bien. Mais j’ai retrouvé dans celui d’Arte, ce qui me fascine en Thaïlande: la capacité d’apdaptation, d’aller de l’avant sans se plaindre, de s’entraider, la solidarité familiale.


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