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En Thailande, pour combattre la COVID-19, le gouvernement mise sur cette plante

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Alors que la 3ème vague de coronavirus en Thaïlande est plus forte que les 2 premières qui avaient été très bien contenues, le gouvernement, parmi les mesures prises pour combattre la COVID-19 dans le pays a décidé de miser sur une plante déjà très utilisée en médecine traditionnelle et qui a montré des effets positifs notamment pour traiter les premiers symptômes et ne pas développer de forme grave.

plante miracle remède contre le covid-19
Et si notre salut face au COVID-19 passait par les plantes et pas les labos ?

La chirette verte remède contre le COVID-19 ?

Le ministère de la Santé publique (MOPH) de Thaïlande a ainsi remis plus de 600.000 capsules fatalai djon (ฟ้าทะลายโจร) qui se traduirait par « chirette verte«  en français à ses hôpitaux affiliés dans tout le pays pour traiter les patients atteints de Covid-19 et présentant des symptômes bénins.

«La Fatalaijone possède la capacité de supprimer l’expansion du virus chez les patients présentant des symptômes bénins. Pourtant, il doit être utilisé avec des médicaments modernes. » a déclaré le ministre de la Santé publique thaïlandais Anutin Charnvirakul.

« L’état de la plupart des patients s’améliorait et surtout, ils n’ont montré aucun effet secondaire après avoir pris cette plante médicinale traditionnelle » a-t-il continué.

L’utilisation de cette médecine traditionnelle sera supervisée par le Département de médecine traditionnelle et alternative thaïlandaise (DTAM) relevant du ministère de la Santé. Un département qui, je crois n’existe pas en France où les médicaments chimiques et brevetés sont rois (et encore, ça n’empêche pas de discréditer les moins chers et moins rentables même face à une pandémie mondiale, mais je m’égare).

Les 600.000 comprimés de dotation devraient suffire pour traiter 15.000 patients, a estimé le ministère.

Qu’est-ce que la fatalaijon ?

Connue sous le nom de fatalai djon (ฟ้าทะลายโจร) et déjà utilisée en Thaïlande en médecine traditionnelle pour les états grippaux, la Andrographis paniculata de son nom botanique, est une plante de la famille des acanthacées native de l’Inde et du Sri Lanka. Elle est aussi prescrite en médecine ayurvédique pour traiter la fièvre ou comme anti-diarrhéique. Elle aurait des effets antiinflammatoires, immunostimulants et fébrifuges et renforcerait l’immunité. Son utilisation pour traiter certaines infections respiratoires est même reconnue par l’OMS.

Le Dr Kiattiphum Wongrajit, secrétaire permanent du ministère de la Santé thaïlandais, a déclaré que l’extrait de fatalaijone contient de l’andrographolide qui peut éliminer et supprimer l’expansion du coronavirus. L’andrographolide (fatalaijone) est un médicament traditionnel extrait des feuilles et des tiges de la plante.

« Si un patient prend 180 milligrammes chaque jour, ses symptômes s’améliorent généralement le troisième jour », a déclaré le Dr Kiattiphum.

L’utilisation massive de la chirette verte en Thaïlande survient suite au traitement avec cette herbe médicinale de 309 patients présentant des symptômes bénins lors de l’épidémie de décembre dernier. 306 ont vu leur état s’améliorer en cinq jours tandis qu’il ne s’est dégradé que pour trois patients.

Le coût de traitement d’un patient avec la fatalaijone a été estimé à 180 THB sans parler de l’économie s’il ne développe une forme grave dont le traitement est coûteux.

Il y aura une étude supplémentaire visant à confirmer l’efficacité de la fatalaijone. C’est en tout cas une piste à suivre. Et ce serait une leçon intéressante que ce soit la médecine traditionnelle qui nous apporte un traitement efficace contre la COVID-19 dans un monde qui l’a un peu partout remplacée par la médecine chimique car on ne peut pas breveter la nature et donc on fait moins d’argent. Il faudra qu’à un moment, on remette en cause ce mode de fonctionnement et qu’on se reconnecte à la nature, aux savoirs ancestraux, le monde régit que par le profit épuise notre planète et nous fait perdre des millénaires de connaissances, de richesses, de solidarité, de bons sens…

Source de l’information : Bangkok Post

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