Débrief de l’émission TV Échappées Belles : La Thaïlande gourmande du 28 févier 2026
Samedi dernier, 28 février 2026, l’émission de voyage de France Télévisions Échappées Belles nous a, à nouveau, emmenés en Thaïlande pour un numéro inédit intitulé “La Thaïlande gourmande”. Un titre qui promettaient de faire voyager les papilles et les yeux à la découverte des saveurs de la Thaïlande, entre marchés flottants, recettes traditionnelles et paysages de rêve.
Pour ceux qui n’ont pas vu l’émission
👉 Elle est disponible en replay ici : https://www.france.tv/france-5/echappees-belles/saison-20/8191377-la-thailande-gourmande.html
Attention, il y a un blocage géographique qui ne permet pas de la regarder (sauf manipulations ;)) hors de France.
Lire ce débrief ne vous spoilera pas grand chose. Je pense même que ça peut ajouter quelques repères utiles qui rendront votre visionnage encore plus enrichissant surtout si vous aimez savoir où chaque scène a été tournée ! Mais vous pouvez très bien revenir le lire après visionnage !
Les lieux montrés dans l’émission
J’ai fait le choix de suivre l’ordre chronologique des 1h30 de reportage même si géographiquement, on y reviendra, cet ordre était un peu déroutant !
Satun et son Géoparc classé à l’UNESCO
L’émission s’ouvre dans le sud de la Thaïlande, au Satun Geopark, récemment inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Anto Cassagnen, présentatrice de ce numéro, y découvre en kayak le superbe site du Prasat Hin Pun Yod, une formation karstique accessible par la mer.
📍 Prasat Hin Pun Yod
Bangkok et ses klongs
Après un “Yin dee dton rap” (bienvenue en Thaï) très maladroitement prononcé par la présentatrice, direction Bangkok, point de départ du voyage.
On commence dans le quartier de Phasi Charoen, Avec Anto Cocagne, notre hôte pour ce voyage en Thaïlande et Anne Coppin, cheffe française spécialisée dans la cuisine thaïe qui l’accompagne. Les deux compères voguent sur les klongs, canaux emblématiques, passent devant le Wat Pak Nam Phasi Charoen et son immense Bouddha.
📍 Wat Pak Nam Phasi Charoen
Elles se rendent ensuite au Marché flottant de Khlong Lat Mayom en périphérie immédiate de Bangkok, et y goûtent des fraises Tagada… euh non , pardon, le fruit du jacquier 😉.
📍 Khlong Lat Mayom Floating Market
Isan – Le royaume du som tam
La mécanique d’Echappées Belles, c’est des séquences avec votre présentateur ou présentatrice du jour, pour ce numéro Anto Cocagne, entrecoupées de reportages filmés à part. Ils ont grandement contribué dans ce numéro à des allers-retours géographiques incessants.
Le premier reportage était à Pak Thong Chai, en Isan, le nord-est du pays, pour un reportage sur le som tam, la fameuse salade de papaye verte, véritable emblème culinaire thaïlandais (même si comme ils l’expliquent son origine est plutôt laotienne ;)).
Retour à Bangkok – entre patrimoine et gastronomie
Retour dans la capitale, pour retrouver, Anne et Anto qui se promènent dans le quartier sino-portugais de Kudeejeen, que j’avais déjà recommandé dans mon walking tour à Thonburi pour y découvrir le fameux kanom farang, un gâteau d’inspiration portugaise.
📍 Café et fabrique de Khanom farang à Kundijeen
Elles visitent ensuite le Wat Arun, avant de rencontrer la cheffe thaïe Bo Songvisava, du restaurant Bo.lan pour cuisiner avec elle.
📍 Wat Arun
Street food et gastronomie expérimentale
Petit passage par Chinatown, cœur battant de la street food bangkokienne, pour une dégustation dans la rue.
📍 Chinatown Street
L’entomophagie en Thaïlande
On quitte Anne et on retrouvera Anto plus tard, nouvelle séquence reportage au restaurant Akkee à Nonthaburi récompensé d’une étoile Michelin et qui cuisine notamment avec des… insectes ! L’occasion d’expliquer à qu’elles point les consommer fait partie des habitudes culinaires en Thaïlande.
📍 Akkee Restaurant
Satun, cultures d’algues et économie solidaire
Retour à Satun, au sein de la communauté Bo Chet Luk, accompagnée de la directrice de la Yunus Thailand Foundation, pour découvrir la culture d’algues et le modèle de “Seaweed Social Business”.
📍 Bo Chet Luk Harbour
🌊 Yunus Thailand sur Facebook
Samut Songkhram – Le sucre de coco
Dans une nouvelle séquence reportage sans la présentatrice, l’émission nous emmène ensuite dans la province Samut Songkhram, un peu au Sud-Ouest de Bangkok pour suivre la fabrication artisanale du sucre de coco. Je n’ai pas identifié l’adresse exacte mais j’en indique qui se trouvent à Amphawa (dans la même province) sur Thailandee.com
Koh Rok & Koh Mook – Pêche et nature
On retrouve Anto Cocagne dans le Sud sur un bateau près de Koh Rok. Elle part à la pêche avec Neil, un expatrié français. Cette île est souvent proposée en excursion à la journée pour ses belles plages et ses spots de snorkeling.
📍 Koh Rok
Puis, Neil l’emmène découvrir la célèbre pour la Emerald Cave et son lagon caché.
📍 Emerald Cave
Enfin, ils parcourent l’île de Koh Mook, vont manger des rotis, les crêpes locales, où Neil lui montre le Nature Hill Resort qu’il a construit avec sa femme.
📍 Nature Hill Resort – Koh Mook
Bangkok – Le pad thaï et la cuisine thaïe
Retour à Bangkok pour une immersion au Phrannok Market en mode reportage
📍 Marché Phrannok
Puis place à un cours de cuisine au Arun Thai Cooking School, pour apprendre à réaliser un pad thaï.
📍 Arun Thai Cooking
Avant d’aller dans le plus célèbre restaurant de Pad Thaï de Bangkok, le très branché Thipsamai , une institution depuis des décennies.
📍 Thipsamai Restaurant
Chiang Mai – Le thé des montagnes
Dernière étape, on retrouve Anto au nord du pays, chez Monsoon Tea Company, pour une dégustation et la cueillette du thé dans les montagnes.
La cheffe Anto Cassagne y prépare un repas pour ses hôtes
📍 Monsoon Tea
Enfin, elle conclut ce numéro d’chappées Belles en Thaïlande au Rajapruek Royal Park de Chiang Mai.
📍 Rajapruek Garden
Mon avis
Je ne suis sans doute pas le public cible de cette émission : connaissant déjà très bien la Thaïlande, ayant vu tous les numéros d’Echappées Belles, Faut pas rêver, Des trains pas comme les autres (Philippe Gougler, si tu nous regarde, tu nous manque !), Les nouveaux explorateurs ect…, je suis sans doute un peu blasé et plus difficilement impressionnable. Donc mon avis diffèrera peut-être beaucoup du votre.
Mais j’ai trouvé que l’émission se dispersait beaucoup, avec des sauts géographiques permanents, et des séquences visites qui arrivent un peu comme un cheveux sur la soupe comme s’ils avaient cherché à mettre des séquences plus pub pour le pays de manière artificielle autour des séquences plus en lien avec la gastronomie. Au final, on n’est pas dans un vraie escapade gourmande et pas non plus dans une escapade touristique. Il y avait tellement à faire sur la gastronomie thaïe, en allant voir des petits producteurs de fruits et légumes, en découvrant les fruits dans une plantation et pas sur une barque, en suivant le quotidien impressionnant de vendeurs de rue, des vendeurs ambulants dans les trains. Plutôt que d’aller à Koh Mook pour pouvoir intégrer la Emerald Cave, aller juste à côté à Koh Libong, voir la fabrication traditionnelle de la pâte de crevettes, pourquoi encore parler des pad thaï, il y a tellement de plats, pourquoi aller voir que des grands chefs quand la Thaïlande regorgent de gens qui font la cuisine depuis des générations sur les marchés ? La force de la cuisine en Thaïlande, c’est quelle est populaire, qu’elle est partout et faîte par plein d’anonymes qui apportent plaisir gustatif et réconfort aux gens. personnellement, c’est ce côté que j’espérais voir.
J’ai aussi trouvé que c’était le numéro d’Echappées Belles en Thaïlande qui offrait le moins d’interactions avec les Thaïlandais. Evidemment, le fait d’avoir fait venir Anne Coppin plutôt qu’une cheffe thaïlandaise comme dans le numéro précédent, a renforcé cette impression. Et en plus toutes les interactions, discussions manquaient, j’ai trouvé, de spontanéité et semblaient jouées (et un peu mal jouées) .
Bref, je suis resté sur ma faim — sans mauvais jeu de mots 😉 Et si je n’avais pas promis d’écrire un débrief avec tous les lieux montrés, je crois que j’aurais assez vite décroché. Vraiment dommage car la promesse était belle. Après, comme dit, je suis sûrement plus exigent qu’un spectateur classique Et vous, vous en avez pensé quoi ?