Quels risques le variant Omicron fait-il peser sur un voyage en Thaïlande ?

Quels risques le variant Omicron fait-il peser sur un voyage en Thaïlande ?

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Cela fait quelques jours que je cogite cet article. Depuis que plane l’incertitude sur le sort des détenteurs de Thailand Pass pour une entrée en Thaïlande après le 10 janvier (voir mon dernier article). Parce qu’au-delà de la question de savoir s’ils pourront partir aux conditions initialement prévues par leur pass ou non, se pose celle de savoir si cela vaut le coup de vouloir partir à tout prix dans le contexte actuel. Voici donc ce que, selon moi, le variant Omicron et les réponses des autorités face à lui tant en Thaïlande que dans le pays de départ font peser sur votre voyage.

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Risque de tester positif au COVID-19 décuplé

Tester positif avant le départ

Parmi les exigences de la Thaïlande depuis le début de sa réouverture aux voyageurs internationaux, il y a celle de devoir présenter un test PCR négatif au coronavirus de moins de 72 heures avant la date de départ. Ce test, s’il ne fait pas partie des éléments à fournir (essentiellement pour une question de délai de traitement des demandes) pour obtenir le Thailand Pass, sésame indispensable pour entrer en Thaïlande actuellement, est contrôlé par les compagnies aériennes qui sans vous refusent l’embarquement sur votre vol. A l’arrivée également, et sans, c’est quarantaine ou retour d’où l’on vient. A noter que certaines compagnies exigent même un test de moins de 48 heures à leurs passagers.

Vous l’aurez compris, si ce test de moins de 72 heures avant de partir en Thaïlande est positif, vous ne pourrez pas embarquer et votre voyage tombe à l’eau. Mais, c’est au final, une meilleure situation que si vous testiez positif une fois arrivé.

Tester positif une fois en Thaïlande

Pour ce cas, je ne parle pas des personnes qui ont choisi délibérément d’en faire une ou ne sont éligibles qu’à une quarantaine stricte à leur arrivée en Thaïlande, je me focalise sur les programmes Sandbox et Test&Go en rappelant qu’actuellement, on ne peut faire que des demandes de Phuket Sandbox et quarantaine stricte.

Une fois arrivé sur le sol thaïlandais, vous subissez un test PCR tout de suite puis devez vous soumettre à un second le 5 ou 6 ème jour.

Si un de ces tests est positif, symptomatiques ou non, vous serez mis en quarantaine. Quelques jours dans un hôpital puis en quarantaine dans un hôtel de quarantaine pour une durée totale de 10 jours. Et ce, à vos frais.

Peu d’assurances prennent en charge ces dépenses car en général, elles ne couvrent que les frais d’hospitalisation pour des cas symptomatiques. L’addition peut vite être très lourde, de l’ordre de 60.000 THB soit 1.600 € pour 10 jours enfermés en plus.

Si testé positif dés le 1er test à l’arrivée, il était, avant le variant omicron possible de choisir de ne pas effectuer la quarantaine qu’impose la Thaïlande à tout cas positif et de reprendre un vol pour rentrer chez soi et de n’être en quarantaine que le temps de monter dans l’avion. Choix probablement possible également si c’est le 2ème test qui est positif mais uniquement dans une ville dont on peut prendre un vol international, je pense (à confirmer). Mais maintenant avec l’exigence d’un test négatif pour voler vers la plupart des pays occidentaux, et c’est le cas de la France, cette porte semble se refermer.

Test avant le retour chez soi positif

Je ne sais pas si ça concerne les pays de provenance de tous les lecteurs de cet article mais une bonne partie auront besoin de faire un test à la fin de leur voyage 48h avant de rentrer (voir liste des hôpitaux et centres pour ça dans mon article sur le test COVID avant de rentrer en France). Et là aussi s’il est positif, il faudra prolonger sa présence en Thaïlande le temps de guérir. Là, dans le cas d’une prolongation de séjour, les assurances qui prennent les frais en charge sont plus nombreuses mais ça reste une complication importante.

Si cas contact en Thaïlande

On parle beaucoup moins souvent de l’hypothèse où vous seriez cas contact soit d’un passager de votre vol d’arrivée en Thaïlande (ou du van de transfert vers votre hôtel SHA Extra Plus) ou plus simplement cas contact d’un autre membre de votre famille ou groupe qui voyage avec vous mais lui aussi a de fâcheuses conséquences.

Les cas contact même si négatifs, ne passent généralement pas par la case hôpital mais sont mis en quarantaine dans des hôtels dédiés. La durée varie. J’ai vu des cas qui ont fait 5 jours d’autres jusqu’à 10. Il semble que la règle, ce soit de pouvoir sortir de quarantaine au bout de 5 jours si testé négatif depuis le début. Mais toutes les autorités sanitaires locales ne procèdent apparemment pas exactement de la même manière partout.

Cela sépare aussi souvent des famille entre le ou les cas positifs et les cas contacts.

Pourquoi le variant Omicron change la donne ?

Tout ça n’est pas nouveau. Ce sont des risques que j’ai toujours indiqués dans mes différents articles depuis le lancement de la Phuket Sandbox en juillet 2021 et puis de tous les programmes et variantes de programmes qui ont été mises en place depuis. Ce qui change, c’est que le variant Omicron est bien plus contagieux et qu’au rythme des contaminations en Europe, le risque de l’attraper même vacciné est bien plus important ! Et donc le risque de se retrouver dans ces situations aussi.

D’autant plus que même si on est très loin des statistiques de la France, le variant Omicron est déjà arrivé en Thaïlande et va s’y propager aussi de façon exponentielle et donc le risque d’être contaminé sur place va augmenter aussi.

Une situation incertaine

En contexte de pandémie mondiale, il y a toujours eu une incertitude sur le lendemain et le risque que la situation, et donc les mesures des gouvernements, changent très rapidement. Mais elle est probablement plus forte, au moins pour ce mois de janvier, qu’avant Omicron. Après, cela dépendra de la façon dont les autorités réagissent face à un Omicron aux symptômes plus bénins. Précautions maximum pour le contenir ou vivre avec…

D’ici là, en Thaïlande, plus les cas de Omicron vont monter, plus des mesures restrictives seronnt mises en place au niveau local et national. Avec un panel de possibilités allant, si on se base sur ce qui s’est passé depuis 1 an et demi, des fermetures de bars, pubs, lieux de divertissements (c’est déjà le cas sauf exceptions et ça va être prolongé), restaurants jusqu’à la fermeture d’îles aux touriste, l’obligation de présenter un test négatif pour entrer dans une province en passant par d’éventuels couvre-feux nocturnes et la suspension des transports publics longues distances..

Pas dit non plus que les motifs impérieux pour voyager à l’étranger ne soient pas rétablis en Europe. Tout ça n’est que conjectures mais basé sur ce qui a déjà été fait dans les mois précédents.

Mon but en écrivant ces lignes n’est pas de faire peur ou de dissuader les gens de venir, juste de bien informer sur les risques et incertitudes qui existent dans la situation actuelle. Après, chacun fait ses choix en fonction de sa situation et des raisons pour lesquelles il veut voyager en Thaïlande. Mais si vous choisissez de partir malgré tout, prenez une assurance qui couvre bien tous les cas dans lesquels vous pourriez vous retrouver. Porter un masque FFP2 plutôt qu’un simple masque chirurgical pendant tout le trajet et limiter ses interactions sociales au minimum 1 semaine avant de partir aiderait aussi à limiter grandement le risque d’être positif avant ou à l’arrivée en Thaïlande.