Virus Nipah et voyage en Thaïlande en 2026 : ce qu’il faut savoir
Un nouveau virus fat parler lui depuis quelques jours Asie du Sud et du Sud-Est: le virus Nipah, après plusieurs cas en Inde. Voici un point clair, pratique et documenté sur ce virus, ce que la Thaïlande a mis en place pour surveiller et empêcher une éventuelle propagation du virus sachant qu’actuellement le pays ne recense AUCUN cas.
Pourquoi le virus Nipah est-il revenu dans l’actualité ?
Depuis mi-janvier 2026, les autorités sanitaires indiennes ont signalé plusieurs cas de virus Nipah dans l’État du Bengale-Occidental, notamment autour de la ville de Kolkata :
-
Nombre de cas confirmés : au moins 5 cas d’infection ont été recensés dans cette région à la date du 23 janvier 2026.
-
Parmi ces cas, des professionnels de santé (médecins, infirmiers) ont été infectés lors de soins au sein d’un hôpital privé, ce qui indique une transmission nosocomiale.
-
Environ 100 personnes ayant été en contact étroit avec les cas infectés ont été placées en quarantaine et sous observation dans le cadre des mesures de surveillance.
-
Le taux de létalité estimé du Nipah varie généralement entre 40 % et 75 %, bien que pour cette résurgence spécifique aucun décès n’ait été officiellement confirmé au moment des derniers bilans accessibles.
Ces chiffres montrent que, bien que le nombre total de cas reste pour l’instant limité, la situation est considérée comme significative en raison du potentiel élevé de gravité du virus, de son absence de traitement spécifique ou de vaccin et de sa capacité à provoquer des formes sévères chez l’humain.
Qu’est-ce que le virus Nipah ?
Le virus Nipah (NiV) est un virus zoonotique — c’est-à-dire qu’il se transmet des animaux aux humains — appartenant à la famille des Henipavirus. Il a été identifié pour la première fois à la fin des années 1990 lors d’une épidémie en Malaisie et à Singapour, où il avait causé des infections graves chez des éleveurs et des centaines de cas humains avec un taux de mortalité très élevé.
Chez l’humain, l’infection débute souvent par des symptômes semblables à ceux d’une grippe — fièvre, maux de tête, fatigue — qui peuvent évoluer vers une encéphalite (atteinte cérébrale) et des difficultés respiratoires sévères. Il n’existe actuellement ni traitement antiviral spécifique, ni vaccin largement disponible contre le Nipah.
La transmission se fait principalement :
-
Le virus Nipah se transmet principalement par contact direct avec des animaux infectés, en particulier les chauves-souris frugivores (appelées Pteropus ou “flying foxes”) qui en sont les principaux réservoirs naturels. Ces chauves-souris peuvent contaminer des fruits, de la sève de palmier ou des surfaces avec leur salive ou leurs excréments. L’homme peut alors être infecté en consommant des aliments souillés, en entrant en contact avec des animaux infectés (souvent des porcs), ou, plus rarement, par contact rapproché avec une personne malade.
-
Contrairement au SARS-CoV-2, le virus responsable du COVID-19, le Nipah ne se propage pas efficacement par voie aérienne. La transmission entre humains nécessite un contact étroit et prolongé, généralement avec les fluides corporels d’une personne infectée (salive, urine, sécrétions respiratoires ou sang). Cela explique pourquoi les chaînes de transmission restent limitées et localisées, souvent circonscrites aux membres d’une même famille ou au personnel soignant non protégé.
En résumé, le virus Nipah n’a pas la capacité de se diffuser à grande échelle comme le COVID-19, car il ne survit pas longtemps dans l’air et ne se transmet pas facilement par les gouttelettes respiratoires ordinaires. Cette caractéristique rend les flambées plus rares, mais elles restent graves en raison du taux de mortalité élevé et de l’absence de traitement spécifique.
Situation du virus Nipah en Thaïlande
Il n’y a aucun cas confirmé dans le pays
Les autorités sanitaires thaïlandaises ont confirmé qu’aucun cas humain de Nipah n’a été détecté à ce jour dans le pays. Le gouvernement reste néanmoins en alerte pour éviter toute introduction du virus sur son sol.
Renforcement des contrôles aux frontières
En réponse à des cas de Nipah en Inde, notamment dans l’État du Bengale-occidental autour de Kolkata, la Thaïlande a mis en place des mesures sanitaires renforcées pour les voyageurs :
-
Déclarations de santé obligatoires (formulaire T.8) pour les passagers venant de zones à risque (a priori, pour l’instant du moins, uniquement les voyageurs en provenance d’Inde et du Bangladesh).
-
Contrôles de température, questionnaires et surveillance aux points d’entrée internationaux.
-
Détection et isolement des cas suspects avant passage à l’immigration.
Ces mesures sont principalement une précaution et visent à éviter que le virus ne pénètre dans le pays. Elles ne constituent pas des restrictions de voyage mais ajoutent une étape de dépistage au passage des frontières. Et surtout, à part si vous voyagez avec Air India ou faîtes une escale en Inde ou au Bangladesh, elles ne vous concerneront pas !
Sensibilisation et préparation des hôpitaux
Les hôpitaux publics et privés sont instruits pour reconnaître et isoler rapidement les cas suspects, avec des délais de confirmation des tests courts (environ 6-8 heures).
Impact sur un voyage en Thaïland
Voyager en Thaïlande reste possible et pour l’écrasante majorité d’entre vous sans contrainte ou protocole sanitaire supplémentaire.
Comme dit, à part si vous venez d’Inde ou du Bangladesh ou y faîtes escale, cela ne devrait n’avoir aucun impact sur vous.
Il n’y a pas de quarantaine obligatoire pour les touristes en provenance de pays où le Nipah circule juste un protocole de vérification sanitaire à l’arrivée.
Conseils pratiques pour les voyageurs
La Thaïlande est également vigilante car le pays a des colonies de chauves-souris frugivores, notamment du genre Pteropus, connues pour être les réservoirs naturels du virus Nipah.
Le ministère thaïlandais de la Santé publique, en collaboration avec le Département de la Faune et des Parcs Nationaux, mène des programmes de prélèvements et d’analyses réguliers dans plusieurs provinces du sud et du centre du pays où ces chauves-souris sont présentes. Jusqu’à présent, les analyses menées en Thaïlande n’ont montré aucun cas de transmission du virus Nipah chez l’animal ou l’humain, mais la vigilance reste élevée, surtout pendant la saison sèche, période où les chauves-souris sont plus actives et où le risque de contact indirect (via des fruits contaminés) augmente.
Voici les conseils de prudence qu’avec les informations disponible, j’aurais tendance à donner juste par principe de précaution.:
- peut-être d’éviter les visites de grottes avec des chauves-souris lors de votre voyage en Thaïlande actuellement
- ne consommez que des fruits bien lavés et pas de fruits ramassés sur le sol
Après encore une fois, à l’heure actuelle, rien ne dit que le virus soit présent en Thaïlande. Ni chez l’homme, aucun cas de Nipah en Thaïlande, je le répète, ni chez les chauves-souris.
Nipah vs Covid-19 : pas la même menace
Contrairement au COVID-19, le virus Nipah ne se transmet pas facilement par les gouttelettes respiratoires dans la vie courante. La transmission interhumaine est possible mais nécessite généralement un contact direct étroit avec des fluides corporels d’une personne infectée.
La Thaïlande reste un pays sûr pour voyager, sans transmission confirmée à ce jour sur son sol. Des mesures sanitaires renforcées ont été mises en place aux frontières pour protéger les résidents comme les visiteurs et maintenir la sécurité publique.
Je rappelle que la Thaïlande avait mis des capteurs de températures dans ses aéroports dés janvier 2020 quand le COVID n’était encore vu par personne comme une menace mondiale et ne s’appelait d’ailleurs pas encore COVID-19 et des gels hydroalcooliques dans tous les lieux publiques et demandé un port du masque généralisé bien avant tous les autres pays du monde, hors Chine. Tous ça pour dire que sur les mesures sanitaires, le pays a prouvé sa réactivité et son efficacité.
Aujourd’hui, les cas de Nipah en Inde, n’ont aucune conséquence sur un voyage en Thaïlande. Je vous tiendriez informés des éventuelles évolutions et vous invite à suivre aussi et appliquer les recommandations de santé locales.