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Les toilettes bientôt gratuites dans les gares de Thaïlande ?

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En Thaïlande, l’utilisation des toilettes dans les lieux publiques est souvent payante, le prix en général de 3 bahts (moins de 10 centimes d’euro). Il y a même parfois un petit tourniquet comme dans le métro à l’entrée. Cela pourrait bientôt changer. Le Ministre des Transports, Chadchart Sittipunt, vient d’annoncer son intention de rendre l’accès aux toilettes gratuit dans les gares et terminaux de bus en Thaïlande.

 

Toilettes en Thailande
Les toilettes en Thaïlande sont souvent payantes

 

Pour lui, ces services doivent être gratuits. Le gouverneur de la compagnie nationale des chemins de fer thaïlandais, la State Railway of Thailand (SRT), Prapat Chongsanguan a quant à lui déclaré qu’il avait fait appel à des entreprises pour entretenir les toilettes dans les gares en leur permettant de percevoir des redevances en retour. Rendre ce service gratuit inciterait la SRT à demander un budget spécifique de l’Etat pour gérer les toilettes, a-t-il poursuivi. Wutthichart Kalayanamit, directeur général de Transport Co, la compagnie des bus publics de Thaïlande, a indiqué qu’il était prêt à suivre les instructions du ministre, mais devra d’abord étudier les détails des contrats avec les opérateurs qui gèrent les toilettes des stations de bus. Si l’idée est lancée, la gratuité des commodités dans les gares et stations de bus de Thaïlande n’est pas encore acquise. Et pour tout vous dire plus que le fait qu’aller uriner soit payant, surtout que le prix est très raisonnable pour le pouvoir d’achat d’un touriste, c’est la propreté qu’on est en droit d’attendre si le service est payant et qui est rarement au rendez-vous qui rend la non gratuité contestable. Une remise à neuf de certaines toilettes seraient aussi bienvenue. Le chantier à réaliser serait peut-être de faire le tour des toilettes et d’en rénover certaines (beaucoup). Il sera toujours temps ensuite de les rendre gratuites. Sinon, nul doute que la qualité des installations va encore se dégrader.


Les Thaïlandais derniers de la classe en Anglais

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Quand on voyage en Thaïlande, on trouve assez facilement des interlocuteurs parlant Anglais dans les zones touristiques et aux points stratégiques que sont les terminaux de bus et dans les hôtels et guesthouses sans parler des chauffeurs de tuk-tuks. C’est un british souvent approximatif mais suffisant pour installer un dialogue. L’apprentissage de l’Anglais est un des défis de demain pour le Royaume où les professeurs d’Anglais manquent cruellement. Prof d’Anglais, c’est d’ailleurs le métier où les étrangers sont les plus appréciés et demandés alors qu’un certain nombre d’emplois sont interdits aux non-thaïlandais. Une opportunité pour ceux qui cherchent à s’expatrier. Un récent test réalisé auprès de 1,5 million de salariés d’Asie du Sud-Est par le site JobStreet.com montre que les Thaïlandais sont les derniers de la classe en Anglais.

 

Les thailandais mauvais en Anglais
Les Thaïlandais dernier d’Asie du Sud-est en Anglais

 

Le site de e-recrutement qui met en relation 7 millions de demandeurs d’emploi et 60.000 entreprises clientes, a testé le niveau d’Anglais des salariés de plusieurs pays d’Asie du Sud-Est: Singapour, les Philippines, la Malaisie, l’Indonésie et la Thaïlande. Plus de 1,5 million de salariés ont répondu à 40 questions. Les résultats pour les Thaïlandais sont assez mauvais. Alors que les Singapouriens ont un taux de bonnes réponses de 81% contre 73% pour les Malaisiens, 72% pour les Philippins et 60% pour les Indonésiens, les Thaïlandais arrivent à 55% de réponses correctes. Les employés qui ont répondu au questionnaire de JobStreet.com occupent des postes de cadres ou cadres supérieurs dans les secteurs de la communication, du marketing, des ressources humaines ou de la finance. S’ils avaient interrogé les bar girls, grà¢ce à l’ouvrage Get Rich Quick English for Bar Girls, les résultats auraient peut-être été meilleurs 😉
Le Ministère de l’ Education de la Thaïlande est pleinement conscient des lacunes de ses étudiants dans la langue de Shakespeare et essaie de faire de gros efforts pour redresser la barre. Il serait intéressant de faire passer le même test en France. Quand on voit notre classe politique parler Anglais, on peut se poser des questions…


Casques anti-triche en Thaïlande

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Il n’ a pas qu’en France qu’on cherche à lutter contre la triche aux examens dans les université, en Thaïlande aussi. Et si les tricheurs ont de l’imagination, les universités elles sont bricoleuses apparemment, comme le montre cette photo prise à la Kasetsart University de Bangkok et publiée sur le site Bangkok Coconuts

 

Chapeau anti triche Thailande

 

Mais ça vaut pas la Police thaïlandaise, toujours en mode système D, où c’est parfois carrément des boîtes en carton qui sont mises autour de la tête des candidats, comme le montre cette photo.

 

Casque anti triche Thailande

 
Bientôt sur Thailandee.com, une fiche Modes et Travaux « Apprends à fabriquer ton propre casque anti-triche » 😉


Un employé de Google pris pour un espion en Thaïlande

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Google qui avait annoncé, il y a un an, vouloir proposer de plus en plus de villes de Thaïlande dans Google Street View ne s’attendait probablement pas à voir le chauffeur d’une de ses voitures pris en otage par la population qui l’a accusé… d’être un espion ! Un espion pas très discret alors avec sa voiture blanche et verte et sa grosse caméra à 360 degrés sur le toit.

 


La Google Car a été prise pour une voiture espionne par les habitants (Photo: MThai)

 

Cela se passe dans la Province de Phrae, dans le Nord de la Thaïlande, mardi. Deeprom Phongphon, 27 ans, circulait au volant d’une Google Car avec avec une caméra attachée à une tourelle pour street mapper les rues lorsqu’il a été arrêté par les villageois de Ban Sa-Iap. Ils le soupçonnaient d’avoir été envoyé par le gouvernement pour mener une enquête sur un projet de barrage auquel la population locale est opposée. Les villageois ont encerclé la voiture, ont interrogé son conducteur, puis l’ont emmené au temple local afin qu’il jure devant une statue de Bouddha qu’il ne travaillait pas pour le gouvernement. Le chef du village lui a alors remis une lettre expliquant pourquoi l’entreprise américaine n’était pas autorisée à montrer les rues de sa commune sur son service.
Finalement hier, « les villageois s’excusent auprès de Google pour le malentendu », déclare un communiqué publié sur la page Facebook des habitants opposés au barrage de Kaeng Suea Ten. Les villageois ont également déclaré qu’ils accueilleraient Google sans problème à l’avenir si l’entreprise envoie un travailleur de la région. Reconnaissant l’incident, un porte-parole de Google a déclaré qu’ils « se heurtent parfois à des défis inattendus et Street View ne pas fait exception. », avant d’insister sur le fait que Google « respecte les lois locales de la Thaïlande, et ne présente que des images prises sur le domaine public ».


En Thaïlande, il y a de plus en plus de jolis WIFI

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En Thaïlande, y a des jolies filles ? Oui ! Mais y a aussi des jolis WIFI. Ne vous inquiétez pas, je concours pour le prix du du blog avec les jeux de mots les plus pourris du web et je crois que j’ai toutes mes chances. Mais derrière tout ça, il y a une vraie information: il aura 400.000 spots WIFI gratuits d’ici l’an prochain en Thaïlande. C’est une volonté affichée du gouvernement depuis 2 ans que de d’étendre le réseau internet sans fil gratuit dans tout le pays.

 
WIFI gratuit en Thailande
En Thaïlande, objectif 400 000 hotspots WIFI gratuits d’ici fin 2014

 

C’est un projet de 950 millions de bahts soit près de 23 millions d’euros qui devrait permettre à près de 10 millions de personnes d’accéder gratuitement à Internet. D’ici fin 2014, il y aura 400 000 hotspots WIFI gratuits sur l’ensemble du territoire thaïlandais. Evidemment, ils seront essentiellement placés dans des grandes villes à l’activité économique importante mais c’est assez logique. Le déploiement de tels points d’accès avait débuté en décembre 2011 dans la région de Bangkok. Le but est maintenant de l’étendre à l’ensemble du pays tout en transvasant la gestion du projet vers les opérateurs privés locaux TOT et CAT Telecom. Le ministère des TIC a fait installer plus de 270.000 spots WIFI gratuits dans tout le pays au cours des deux dernières années, tandis que 150.000 nouveaux seront ajoutées l’année prochaine. Une fois les 400 000 spots WIFI mis en place, ce sont entre 7,7 et 10 millions de personnes qui pourront accéder gratuitement à Internet via une connexion à 2Mb.

Pour en bénéficier, les utilisateurs devront s’inscrire pour une période de six mois. Chaque accès dure 20 minutes pour un total de deux heures par jour. Reste à voir où exactement ces nouveaux WIFI seront placés.


Bangkok, meilleure ville touristique du monde, Chiang mai 10ème

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La Thaïlande truste souvent les premières places dans tous les classements des magazines et autres sites web sur le tourisme. Que ce soit Hua Hin et Chiang Mai, parmi les 21 meilleures villes du monde pour passer sa retraite, dans un classement, Jansom Bay à Koh Tao, 8ème meilleure île du monde pour les visiteurs de TripAdvisor, adoubée, plus belle plage du monde, dans un autre, ou encore Bangkok ville où il y a eu le plus de dépenses MasterCard en 2012, le pays a toujours une place honorable. Dernier palmarès en date, celui du Travel + Leisure Magazine qui place Bangkok en tête des meilleures villes touristiques du monde alors que Chiang Mai est 10ème, juste derrière Paris, 9ème.

 

Bangkok, meilleure ville touristique du monde
Bangkok désignée meilleure ville touristique du monde

 

La Thaïlande est le seul pays qui a deux villes dans les dix premiers rangs mondiaux du classement de la publication de l’American Express Publishing Corporation. Si on ne regarde que le top 3 des villes d’Asie, Chiang Mai est 3e, seule Kyoto arrive à s’intercaler entre les deux villes thaïlandaises.

Bangkok a obtenu une note globale de 90,4, devançant d’autres villes mondiales de premier plan comme Paris, Londres et New York. Chiang Mai a marqué 88.15. Bangkok décidément à l’honneur cette année. Dans son indice mondial des 20 destinations pour 2013, MasterCard a classé Bangkok première au monde en termes d’arrivées de visiteurs internationaux. C’est la première fois qu’une ville asiatique prend la première place de cet indice qui a été créé en 2010. Suraphon Svetasreni, gouverneur de la TAT (Autorité Touristique de Thaïlande) explique cet engouement pour la capitale thaïlandaise par le fait que « les visiteurs de Bangkok estiment que c’est une ville cosmopolite qui est un mélange parfait entre l’ancien et le nouveau », la ville devant son caractère si spécifique à « la liberté de longue date de la Thaïlande, qui garde son identité tout en s’ouvrant à toutes les choses positives au-delà de ses frontières ».

A noter que côté îles, si ce sont les Philippines qui prennent les deux premières places du classement Travel + Leisure Magazine, Koh Samui, seule île du Top 10 se classe 9ème.
Pour ceux que ça intéressent, le classement complet est disponible ici.


Les like Facebook passibles de prison en Thaïlande

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En Thaïlande, la nouvelle génération est littéralement accroc aux réseaux sociaux. Prenez simplement le BTS, le métro aérien de Bangkok, et vous verrez que presque tous sont les yeux rivés sur leur smartphone à regarder des vidéos, commenter, chater… Une récente étude montrait que les Thaïlandais étaient les plus gros utilisateurs d’Instagram au monde. Seulement voilà , cliquer sur le bouton « Like » d’un post sur Facebook peut maintenant vous mener en prison en Thaïlande. C’est en substance, la menace lancée par le Chef de la Police dans une conférence de presse lundi dernier.

 

Like Facebook en Thailande peuvent conduire à  la prison
Liker un post sur Facebook peut conduire en prison en Thaïlande

 

S’il n’y a pas une censure franche du web, plusieurs affaires, ces derniers mois, montrent que le gouvernement actuel cherche clairement à réguler ce qui circule sur la toile. La loi sur le crime de lèse-majesté, qui existe toujours en Thaïlande, a depuis des décennies empêcher tout commentaire malveillant sur la famille même si dans les faits, il y a eu des progrès depuis 2-3 ans et que certains condamnés ont été graciés ou ont vu leur peine réduite. Mais il y a un crime qui n’est pas institutionnalisé, lui, mais qui dans les faits commence à exister de plus en plus, le crime de lèse-gouvernement. Il ne fait pas bon critiquer le pouvoir en place et plus particulièrement la 1ère ministre Yingluck Shinawatra. Un carricaturiste de Thai Rath en avait fait les frais en mai dernier. Il est poursuivi pour diffamation. Il avait commenté une photo d’un déplacement de la chef du gouvernement thaïlandais de la phrase « Les prostituées ne sont pas mauvaises. Elles vendent uniquement leur corps. Une mauvaise femme vend son pays. ». Un commentaire qui avait fait le tour du web grà¢ce à Facebook et les partages sur le réseau social. De quoi énerver quiconque veut maîtriser son image, de quoi pousser à innover aussi apparemment. Ainsi en Thaïlande, les auteurs de contenus jugées diffamatoires ou dangereux (évidemment, c’est très subjectif) seront poursuivis, bien sûr, mais ceux qui aiment leurs contenus aussi.
Lundi, lors d’une conférence de presse le Chef de la Police thaïlandaise a donc déclaré que « ceux qui « like » et  » partagent » les publications seront également poursuivis, donc nous demandons au public de bien faire attention à la façon dont ils utilisent les médias sociaux ». Et il ne s’agira pas juste d’un rappel à l’ordre, poursuites judiciaires et même emprisonnement sont au programme pour ses méchants « likers ». La police, la justice et la construction de prison sont donc des secteurs qui devraient recruter dans les semaines à venir parce que ça leur en fera du monde à poursuivre vu l’engouement des Thaïlandais pour les réseaux sociaux. La presse avait été convoquée au sujet de l’enquête sur quatre personnes dont un journaliste d’une télévision locale accusés d’avoir « créé la panique » en publiant des statuts Facebook suggérant qu’un coup d’état militaire était en préparation à Bangkok dans le cadre des manifestations contre le projet de loi d’amnistie (voir notre article) et invitant les habitants à faire des provisions. Sur le terrain qui a vu quelqu’un paniquer ?
Il faut dire que quand on voit le nombre de révolutions qui sont parties de Facebook, on comprend que Yingluck Shinawatra qui n’est pas au top de sa popularité, s’inquiète…


Chiang Mai et Hua Hin meilleures villes pour passer sa retraite en Thaïlande

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Le site internet Live and Invest Overseas a classé Chiang Mai et Hua Hin dans la province de Prachuap Khiri Khan comme deux des meilleurs endroits au monde pour passer sa retraite en raison du faible coût de la vie et des belles plages. Bon, la plage c’est surtout pour Hua Hin, parce qu’à Chiang Mai, il n’y a pas la mer évidemment.

 

khao takhiap hua hin
La plage de Khao Takhiap à Hua Hin

 

Le site a récemment révélé son premier indice annuel « retraite à l’étranger » qui a utilisé plusieurs critères pour nommer les meilleurs endroits, y compris le coût de la vie, l’aptitude des populations locales à parler l’English, les lieux de divertissements, l’environnement, la santé publique, les infrastructures, l’immobilier, les zones résidentielles, la sécurité et les taxes. Ainsi Chiang Mai et Hua Hin ont été inclues dans une liste de 21 autres villes. En tête on retrouve Abruzzes en Italie (1er), Ambergris Caye et Cayo au Belize (2e et 4e), Boquete au Panama (3e) et Cebu aux Philippines (5e). Chiang Mai, 6ème ville dans ce classement, a surtout été retenue en raison du faible coût de la vie. En outre, le coût de l’assurance et des services médicaux n’y sont pas trop chers pour les étrangers. Le site classe Chiang Mai 2e meilleure destination pour les soins médicaux. Alors que Hua Hin, 13ème, a plus été sélectionnée pour ses plages et le faible coût de la vie. A noter que Hoi An, une de nos villes préférées au Vietnam, se classe 12ème.


Dernier point sur la marée noire en Thaïlande

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Neuf jours après la fuite de 50 000 litres de pétrole brut au large de Rayong, la nappe a presquecomplètement disparu comme le montre une photo satellite prise hier. Il ne reste que de petites quantités d’un léger film de pétrole près de la côte du nord de l’île de Koh Samet. Place maintenant aux analyses pour évaluer l’impacte écologique de la catastrophe sur la qualité de l’eau, les fonds marins et le littoral.

 

Koh Samet fonds marins après la marée noire
Les photos du Département de la Marine après la marée noire

 

Le dernier communiqué officiel datant de ce matin affirme que les tests de l’eau, du sable, de l’air, de la vie marine et des coraux au large de Rayong n’ont pas indiqué la présence de résidus de produits chimiques dangereux. Néanmoins, l’environnement et le système écologique et plus particulièrement la qualité de l’eau et de l’air dans la zone de la nappe de pétrole seront suivis pendant au moins 12 mois, selon le ministre de l’Environnement Vichet Kasemthongsri, qui a personnellement inspecté Phrao Bay, la seule plage souillée, hier. Le Département de la Marine et des Ressources Côtières, de son côté, affirme que les récifs coralliens qui entourent Koh Samet n’ont pas été touchés par le déversement de pétrole. Leur rapport indique également que les espèces marines, comme les éponges, les bénitiers et les oursins n’ont pas été abîmés non plus. Même à Ao Phra, aucun corail ne serait mort. Seules quelques-unes des colonies coralliennes ont été trouvées recouvertes de mucus. De mucus mais pas de pétrole. Un rapport illustré de jolies photos que vous pouvez voir ici. Rappelons à toute fin utile que le chef du Khao Laem Ya-Mu Ko Samet National Park indiquait il y a quelques jours qu’à Ao Phrao justement 70% des coraux avaient été noircis par la marée noire. Alors désinformation ou nettoyage miracle de la zone ? On a bien notre petite idée… Et puis, ces conclusions sont basées sur des observations visuelles, un peu léger pour vraiment évaluer la santé des espèces qui vivent dans les eaux de Rayong.
Quant au nettoyage de la plage d’Ao Phra, si le gros du travail est fait et que PTT commence à évacuer les barils contenant le pétrole ramassé, la plage mettra longtemps a se relever de la catastrophe. Le principal problème, ce sont ces résidus de pétrole qui se sont infiltrés à plus de 10 centimètres de profondeur dans le sable. Le Département du Contrôle de la Pollution va coopérer avec le secteur privé pour trouver une solution efficace. Cela devrait prendre plus d’un an pour restaurer la pureté du sable. Quoiqu’il en soit, tout est fait pour inciter les touristes à revenir et les convaincre de la bonne qualité de l’eau. Jusqu’au chef du Parti de la Première Ministre thaïlandaise, Chuwit Kamolvisit, qui s’est baigné dans la mer au large de la baie de Phrao Bay, hier, afin de prouver que l’eau était à nouveau pure et ne présentait aucun risque. Une trempette qu’il a filmée et postée sur sa page Facebook.


Chuwit Kamolvisit, chef du parti Rak Thailand se baigne à Koh Samet

Quant à nous, on aurait tendance à attendre quelques semaines avant d’être sûrs que la baignade à Ao Phra soit vraiment saine car outre le pétrole qui lui se voit bien à l’oeil nu, il y a eu des milliers de litres de dissolvant chimique de déversés pour faire disparaître la nappe de pétrole et même si PTT affirme qu’il n’est pas nocif pour l’environnement, nous sommes dubitatifs… Attendons peut-être que Greenpeace ou d’autres organismes plus indépendants fassent leur propres analyses. Car soyons honnêtes dans ce genre de cas, les messages officiels sont rarement sincères. Originaire de Strasbourg, je me rappelle du nuage de Tchernobyl qui s’était gentiment arrêté à la frontière et n’était pas venu jusqu’à nous selon les autorités.


Thaïlande: le coup d’état n’aura pas lieu…

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La situation politique en Thaïlande n’est pas un exemple de stabilité. Particulièrement depuis 2006 et le coup d’état de l’armée qui a évincé du pouvoir Thaksin Shinawatra accusé notamment de corruption et malversations. Il est depuis en exil à l’étranger et ne peut revenir en Thaïlande où il aurait à faire face à la justice. Depuis la fracture entre ses partisans, les Chemises Rouges et les partisans des démocrates qui ont alors pris le pouvoir, les Chemises Jaunes, est manifeste. Et les tensions se ravivent régulièrement. Actuellement, la Première Ministre de Thaïlande est Yingluck Shinawatra, la petite soeur de Thaksin, élue en 2011. Elle fait face à une opposition grandissante depuis plusieurs mois avec un nouveau mouvement de contestation les White Masks qui dépasse le clivage jaunes – rouges. Et la loi d’Amnistie qui passera devant le parlement mercredi et prévoit d’amnistier les militants politiques impliqués dans les mouvements de 2006, amplifie le mécontentement. Beaucoup affirme qu’elle n’a pour seul objectif que de permettre le retour de Thaksin Shinawatra en Thaïlande. Si bien que des rumeurs persistantes de répétition du scénario de 2006 avec un nouveau renversement du gouvernement par les militaires ont fleuri ces dernières semaines. Il y a même eu quelques appels à la population à stocker nourriture et argent. De grandes manifestations ont commencé ce dimanche et sont prévues jusqu’au 10 août alors que le gouvernement a invoqué la Loi de sécurité intérieure qui permet notamment l’instauration d’un couvre-feu, la fouille de bà¢timents et la censure des médias, dans trois districts de Bangkok.

 

Yingluck Shinawatra
Y. Shinawatra de plus en plus contestée

 

Les forces de l’ordre sont mobilisées, des débordements craints, particulièrement autour du Parlement dont le quartier est verrouillé par la police. Les ambassades de plusieurs pays étrangers conseillent d’éviter les visites des monuments suivants: Palais Vimamnek (Dusit Palace), Dusit Zoo, Wat Benchamabphit (Marble Temple). Mais c’est en fait au Parc de Lumphini que les manifestants se sont rassemblés. Il étaient plus de 4000 hier. Aucune violence ni aucun débordements n’ont été constatés. Le mouvements se veut pacifiste. Crise du riz avec la perte de la place de 1er exportateur mondial imputée à une mauvaise gestion du gouvernement actuel et loi d’amnistie controversée cristallisent la contestation. Des rumeurs parlent de « la présence des soldats » lors des rassemblements anti-gouvernementaux précédents et lient le départ de Leurs Majestés le Roi et la Reine de Bangkok pour un séjour au Klai Kangwon Palace à Hua Hin, jeudi dernier, à la crainte réelle d’un coup d’état ou du moins de débordements à Bangkok. Alors, la Thaïlande va-t-elle connaître un nouveau coup d’état militaire ? Il y a beaucoup d’éléments qui tendent à penser le contraire. Au cours des deux dernières années, la relation entre les hauts gradés militaires et le gouvernement du Premier ministre Yingluck Shinawatra a été bonne. Il y a eu beaucoup de gestes en faveur de l’Armée avec entre autres l’achat d’une nouvelle frégate valeur de 14,6 milliards de baht en provenance de Corée du Sud. De plus la loi d’amnistie bénéficierait également à l’armée et à ses membres qui ont pris part aux événements de 2006. Et la situation n’est pas la même qu’à l’époque, il n’y aucune accusation « justiciable » portée contre la Première Ministre actuelle. La renverser par la force et non pas les urnes serait s’assurer de la mobilisation des « Rouges » alors que le nombre de manifestants, même si le mouvement prévu pour durer une semaine ne fait que commencer, est bien inférieur en nombre, à ceux des Chemises Rouges et notamment celui de 2010 qui avait eu la fin tragique que l’on connaît (au bout de 2 mois l’Armée avait fini par charger les manifestants, il y avait eu 90 morts).
Il y a deux raisons d’être optimiste sur le fait que la situation ne s’envenime pas trop. On a tiré les leçons du passé et les manifestants se rassemblent dans un parc pour l’instant et n’envisagent pas de bloquer le centre économique et commercial de Bangkok comme ce fut le cas en 2010. La mobilisation n’est pour l’instant pas si forte. Et il n’y a pas d’ intérêt à renverser par la force un gouvernement qui par son action et ses échecs semble mettre en péril ses chances de se maintenir au pouvoir lors des prochaines élections. La crise du riz lui aura probablement fait perdre beaucoup des votes du monde rural qui est sa principale source de voix. Reste une interrogation: et si la loi est votée mercredi, que se passera-t-il ? Vu le climat politique en Thaïlande, tout est possible…


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