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I love Big C !

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Non, non, je ne suis pas en train de profiter que la loi sur le mariage gay soit votée pour faire mon coming out en déclarant ma flamme à un rappeur tatoué répondant au doux pseudo de Big C, je parle bien évidemment de la chaîne de supermarchés très présente en Thaïlande. Je ne sais pas pourquoi mais je suis content à chaque fois que j’y vais. Je dépense, dépense et je suis content. Ca m’arrive jamais en France, ça !

Big C Supercenter

Il est vrai que les prix sont attractifs et n’incitent pas à limiter le remplissage du caddie surtout quand on fait la conversion en euros. Je fais forcément le plein de pà¢tisseries, beignets et autres gà¢teaux variés. Et comme les promos sur les jeans sont souvent imbattables, c’est un peu mes soldes à moi. Mon dernier passage dans un Big C Supercenter date d’il y a une quinzaine de jours à Khorat et pour 2310 baths (environs 60 euros), je suis reparti avec 3 belles chemises, une paire de chaussures mieux que celle que j’espérais y trouver, 5 paires de chaussettes, une ceinture, 2 cartes SD de 4 Go et 2 boxers, plus des beignets fourrés. On trouve de tout dans les supermarchés de la Grosse 3e lettre de l’alphabet même si ça dépend de leur taille, le Supercenter étant le plus balaise des Big C, quoiqu’il y a une douzaine de Big C Extra encore plus grands maintenant. Nourriture, vêtements, jouets, fournitures de bureau, électroménager, articles de sports, high-tech, ect… Je me souviens que la première fois que j’avais voulu cuisiner pour des Thaïs qui voulaient « manger farang », j’avais imaginé leur faire des spaghettis bolognaises -avec juste un wok comme équipement, ça me paraissait le plus facile- et j’ai fait plusieurs magasins avant d’enfin trouver spaghettis et huile d’olives, au Big C. Bon, j’avoue, il n’y avait pas de parmesan par contre. Je m’étais aussi régalé des glaces à 40 baths la barquette de 1 litre, bref c’était le début de mon histoire d’amour avec Big C (amours platoniques, je précise !). Sans parler de la fois ou je pensais avoir oublié mon parapluie en farfouillant dans les piles de jeans en promotion de leur magasin de Kamphaeng Phet et que j’y suis retourné simplement pour demander à l’accueil s’ils l’avaient trouvé. Ils ne l’avaient pas et avaient l’air vraiment embêtés malgré mes « mai pen rai » répétés, ils ont fini par me donner un beau parapluie promotionnel d’un de leurs fournisseurs. En fait, j’avais laissé mon pépin au salon de massage de la galerie marchande. A Patong, j’y ai aussi acquis un lecteur MP3, bien mieux que celui qu’un vendeur d’une étale me proposait pour le double du prix avec la garantie d’un service si jamais il a problème. Et même quand une roue de ma valise, lassée de tous les kilomètres que je lui avais fait faire, s’est suicidé et a volé en éclat, c’est encore chez le Grand C que je suis allé acheter sa remplaçante. Et profitant de leur opération actuelle qui offre des points donnant droit à des couteaux de cuisine top qualité , je suis reparti avec une lame de chef d’une valeur de 1000 bahts, offerte.
Et puis, j’aime l’ambiance, tout est ouvert, on se sent pas fliqué comme dans les supermarchés en France, il y a certes un portique et des anti-vols (que les caissières oublient souvent d’enlever d’ailleurs) mais c’est surtout pour la forme. Je rentre quasiment à chaque fois avec mon sac plein d’affaires perso et jamais je n’ai eu à l’ouvrir à la caisse ou en sortant. J’y mange aussi car il y a quasi toujours un food center dans la galerie qui propose des plats thaïs pour pas cher avec des stands dont la propreté et l’hygiène sont irréprochables. Parfois, on trouve même un salon de massage comme sous l’escalator à Kamphaeng Phet (n’y oubliez pas votre parapluie ;)). Comme je m’amuse à dire souvent : « une maison près de la mer et d’un Big C et je suis le plus heureux des hommes ! ». En plus, je dépense la conscience tranquille là -bas, car je participe un peu à l’économie française, l’enseigne appartenant au groupe Casino. Et apparemment, elle marche très bien. Elle prévoit d’investir l’année prochaine 5 milliards de baht (135 millions d’euros) pour ouvrir six hypermarchés, 13 grands marchés, 150 Mini Big C et 50 pharmacies. Ainsi la chaîne comptera à la fin 2013 119 hypermarchés, 31 grands marchés C, 275 Mini Big C et 140 pharmacies. Les mini Big C qui auront du pain sur la planche pour venir contester l’hégémonie des 7 Eleven. Comme quoi, même si le groupe Carrefour a jeté l’éponge, les hypermarchés « à la française » ont la côte en Thaïlande.

Vous pouvez retrouver la liste et les emplacements des Big C ici.


Les Wolkswagen mini van bars

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Un petit air de nostalgie égaie la vie nocturne thaïlandaise. Particulièrement présents à Bangkok, à la nuit tombée, les mini van Wolkswagen aménagés en comptoirs de bars et leurs courbes arrondies s’installent petit à petit dans les rues sortant chaises et tables pour vous accueillir.

 Wolkswagen bar Bangkok

J’aimerais pouvoir pousser un cocorico et vous dire qu’il y aussi des Renault Espace bars mais non. Je n’en ai jamais vu et n’en verrai probablement jamais ! Ils n’ont pas l’aura des légendaires minibus de la marque allemandes et le design disons-le, n’est pas aussi sexy. Tout juste on trouve aussi des tuk-tuks. Joliment décorés, les minibus ont souvent des néons colorés parfois connectés à la musique dont ils suivent le rythme et transforment les rues en des espaces conviviaux ou il est agréable de se retrouver entre amis pour siroter un verre. On trouve la plus grande concentration de ses bars qui apparaissent pour quelques heures chaque nuit sur Sukhumvit Soi 11. D’autres se trouvent dans les rues alentours et dans les zones les plus fréquentées la nuit de Bangkok notamment le quartier de Khao San.
D’autres villes à la vie nocturne animée, Comme Pattaya, Phuket, Koh Samui, ont également leurs bars de la « voiture du peuple » même si Bangkok reste la capitale de ses petits pubs ambulants. Ce n’est pas une spécificité thaïlandaise, on voit de tels établissements en France mais de manière plus anecdotique, il faut dire que la législation ne leur permettrait pas d’envahir le trottoir de leurs chaises et tables comme ils peuvent le faire à Bangkok.


Jouer à Songkran à Bangkok

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Au sortir de ses trois jours de Songkran, on a eu envie de vous raconter de l’intérieur ce que c’est de jouer à Songkran (traduction littérale de l’expression thaïe len Songkran) à Bangkok. Une journée type en quelque sorte.

Songkran Festival Khao San Road

Avant de se lancer, on choisit scrupuleusement son équipement. On s’habille en conséquence. Pas besoin de camouflage, le champ de bataille est en zone urbaine, mais des vêtements non froussards, des qui ne craignent pas l’eau, des chaussures qui ne glissent pas sur sol détrempé et des sacs ou pochettes plastiques pour les coupons rations, euh pardon l’argent et les équipements électroniques : téléphone, GPS, radar, radio, lunettes géothermiques… Bon, d’accord, je me suis peut-être un peu emballé. Ensuite, on part à la recherche d’un fournisseur pour son fusil d’assaut aux couleurs guerrières. Jaune, vert, rouge, bleu ou rose apocalypse. En ces jours ou les tireurs embusqués peuvent être partout à vous arroser de munitions, l’armement est vendu au grand jour à tous les coins de rue. Ce qui fera votre force, c’est la taille du réservoir (ben, oui, désolé, il y a des cas de figure ou c’est la taille qui compte). Certains modèles proposent une réserve d’eau avec bretelles à placer dans le dos et décorée de motifs effrayants pour intimider les adversaires les plus coriaces : tête de Doreamon, Hello Kitty, Mickey ou Angry Birds. Ca fait froid dans le dos !
Ensuite, il faut se rendre au front en évitant le feu mouillé des patrouilleurs en tuk-tuks et autres arroseurs qui essaieront de vous distraire ou vous attirer avec leurs danses endiablées et leur musique à fond. Et une fois, sur la zone de conflit, que ce soit à Khao San, à Silom, au Soi Nana, au Central World en soirée… vous ne pouvez plus reculer ! Vous ne luttez pas à armes égales et très vite votre défense prend l’eau. Méfiez-vous des snippers perchés sur toutes sortes de pupitres ou balcons. Certains assaillants a priori désarmés, essaient de vous aveugler en vous barbouillant le visage d’argile. Heureusement, vous trouvez parfois des points de ravitaillement avec des brochettes pour reprendre quelques points de vie ou des bidons pour recharger votre arme. Certains mercenaires en demandent 5 bahts, d’autres moins mercantiles vous laissent puiser dans leur tonneau.

Songkran Festival Bangkok

Songkran Bangkok

Et quand vous quittez le champ de bataille, trempés de sueur et d’eau, enfin d’eau seulement, en fait, pour obtenir de la monnaie pour le distributeur de billets, vous tendez un billet au guichet du BTS que la guichetière essuie soigneusement d’une serviette éponge. Dans la rame climatisée, vous grelottez et observez les autres combattants avec leurs têtes de fantômes toutes argilées. Enfin, vous vous affalez sur le lit avec l’envie de crier : « C’était pas ma guerre ! ».
Et dans un an, c’est reparti ! Quoique dans certains endroits comme Pattaya ou Bang Saen, ça continue..


Les Pussycat Dolls thaïlandaises

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On est tombés sur ce clip vidéo des Girly Berry, qui par leur plastique, style musical et leurs vidéos sexys, nous font penser aux Pussycat Dolls. Et suivant notre générosité légendaire, on a eu envie de la partager avec vous. N’attendez pas un long article vous décrivant le parcours musical et les influences de chacune des membres du groupe, en regardant le clip vous aurez oublié de toute façon. Et puis, on est pas du tout experts en musique thaïlandaise comme en musique en général… Bref, voici, Gybzy, Giftza, Nannie et Bell au travail dans leur clip Featuring. On vous laisse juges.

Girly Berry

En tout cas, en boîte ça fait un carton et si les mecs aiment regarder ces charmantes demoiselles dans leurs vidéos, leurs fans sont en grande majorité de la gente féminine. Alors Pussy Cat Dolls ou Girly Berry, qui préférez-vous ? 😉


L’Anglais facile pour Lady Bar

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En flà¢nant dans une boutique de livres d’occasion près de mon hôtel à Patong, il y a quelques semaines, une petit livre au titre évocateur de Get Rich Quick English for Bar Girls a attiré mon attention. Un ouvrage qui va bien avec le lieu et que j’ai finalement acheté. Pour 150 bahts, la curiosité de découvrir en détails toutes les phrases types qu’il contient était trop forte.

Get Rich Quick English for Bar Girls

Et je me suis baladé dans les rues, ce soir-là en le feuilletant et je voyais les réactions amusées de certaines masseuses que je croisais devant leur boutique et qui visiblement connaissais le bouquin. Mais alors, car finalement, c’est ça qui vous intéresse, j’imagine, que contient-il ? Les phrases jugées les plus utiles pour discuter avec un client de bar (ça marche aussi dans un salon de massage et partout ou il y a un farang célibataire susceptible de s’arrêter en fait). Cela va d’apprendre à faire connaissance et autres mondanités à comment gérer l’éventuel question financière (ben oui, c’est le but clairement affiché dans le titre) en passant par des phrases dédiées aux situations très intimes et tout le vocabulaire sexuel, comment dire les parties du corps en insistant plus sur celles avec lesquelles on peut jouer, et là , je laisse votre imagination les lister. On y trouve même une liste d’excuses pour ne pas partir avec un homme essentiellement pour raison de santé. Et le chapitre comment demander de l’argent avec le fameux « My mother is sick ». Sans oublier quelques insultes « Asshole », « Bastard » ou « Dickhead » et des phrases de rupture avec notamment un « You are so boring » qui doit faire mal !
Quelques phrases prises au hasard ou presque: « I’ve never dated a farang man before » qui si vous avez vraiment affaire à une lady bar a peu de chance d’être vrai, « I don’t want to sleep alone », ça ça doit être pour les filles qui n’ont pas encore passé la phase ou elles peur du monstre qui se cache sous leur lit, « My heart will always have a room for you », la question étant de savoir, c’est un combien de pièces son coeur, le très romantique « Do you want short time or overnight », et le « I’m not in the mood » pour casser l’ambiance. Bref, un petit livret très complet auquel, il ne manque que le CD audio pour bien prononcer les phrases. C’est vrai qu’on s’en amuse alors qu’il y a une réalité complexe et pas toujours drôle derrière tout ça. Mais l’existence et le contenu de ce livre sont étonnants, non ?


La fabuleuse histoire du Panyee FC

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Peut-être que vous connaissez l’île de Koh Panyee pour y avoir mangé lors d’une journée d’excursion dans la baie de Phang Nga par exemple et peut-être que vous êtes allés voir son école et avait foulé son terrain de foot mais connaissez-vous son histoire ?

koh panyee fc

le premeir terrain de foot flottant du Koh Panyee FC

Nous l’avons découverte aujourd’hui après être rentrés d’une de ces journées de visite en groupe (qu’on n’affectionne pas trop d’ailleurs) et elle est belle tout comme la vidéo qui la relate…

Car oui, les petits garçons rêvent toujours à un moment de jouer au football mais quand on vit sur une minuscule île escarpée, c’est compliqué d’avoir un terrain. Pourtant avec de l’imagination, de la persévérance et un moral d’acier, ce n’est pas impossible. C’est ce que les enfants de Koh Panyee ont montré aux adultes de l’île, bien sceptiques.

Etonnant que notre guide ne nous ait pas relatée cette anecdote que je trouve assez géniale. Ca me rappelle quand petit je voulais un babyfoot et que mes parents ne voulaient pas m’en acheter un car c’était cher et que je ne jouerai pas longtemps avec. J’en avais fabriqué un et m’amusais beaucoup avec quand des copains venaient. Ils ont fini par m’en acheter un !

Mais rien de comparable avec l’histoire et l’aventure des enfants de cette île, évidemment et puis on n’est pas là pour parler de moi 😉


Sawasdee pee mai !

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Ca y est on a survécu à 2012 ! Et en ce premier jour de l’année 2013 ou 2556 si on utilise le calendrier thaïlandais, nous tenions à vous souhaiter une très belle et heureuse année pleine de belles émotions, belles rencontres, belles histoires et de sérénité. Ce sera pour nous aussi, le point de départ d’une nouvelle aventure pour vous faire partager encore plus notre amour de la Thaïlande, la découvrir, la connaitre encore mieux et vous la raconter comme on l’aime.

happy new year

Dans quelques semaines nous repartirons pour 3 mois en mode routard sur les routes de Thaïlande à la conquête ou reconquête de lieux qui ne nous ont pas encore livré tous leurs secrets ou dont nous n’avons pas encore foulé les chemins. Pour étoffer nos pages, dénicher des adresses de guesthouses et hôtels en Thaïlande, parfois (souvent;)) inconnues dans les guides, des informations pratiques testées et vécues sur le terrain, ramener des photos des lieux mais surtout des gens comme les images noir et blanc que l’on partage régulièrement sur notre page Facebook, vous faire partager nos impressions, nos coups de coeur et pourquoi pas nos coups de gueule, on ne sait jamais… Un nouveau périple comme celui où l’envie de créer Thailandee.com est née, moins long certes mais sera le premier d’une longue, très longue série. Enfin, c’est tout ce qu’on se souhaite pour cette année qui commence. Nous partagerons les petits détails de ce trip, qui nous amènera notamment au Chiang Mai Flower Festival qu’on adore, sur Twitter et les grandes lignes ici et via Facebook. 2013 sera aussi l’occasion de nouveautés sur le site pour permettre plus d’échange avec nous et entre ceux qui aiment la Thaïlande et ceux qui voudraient la découvrir et vont forcément l’aimer 😉
Un grand merci vous tous qui nous suivez, partagez et commentez nos articles, nos posts sur les réseaux sociaux et merci aux Thaïlandais qui sur le terrain ou via internet nous ont aidé à trouver des informations ou simplement pour les moments de partage qu’ils nous ont offerts. Et merci d’avoir eu la patience de comprendre mon thaï encore très approximatif 😉 Tous nos meilleurs voeux pour 2013 !


La double tarifcation thai/farang en Thaïlande

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En Thaïlande, il y a une pratique de plus en plus répandue: la double tarification avec un tarif pour les touristes et un tarif moins cher voire la gratuité pour les nationaux. Evidemment, et ça ne date pas d’hier, ce système fait débat. D’autant plus que marginal, il s’applique dans de plus en plus d’endroits.

Prix Wat Pho Bangkok

Le débat a été relancé avec force, il y a quelques jours avec l’annonce de cette double tarification pour la nouvelle attraction de l’Asiatique The Riverfront, la Grande Roue Asiatique SKY, qui a suscité de nombreux commentaires de farangs jugeant cela discriminatoires et appelant au boycott du lieu. Appel qui a pris un écho retentissant quand les administrateurs de la page Facebook de l’Asiatique ont décidé de bloqué le compte de Richard Barrow, le blogueur étranger sur la Thaïlande le plus suivi sur la toile et de supprimé toutes les commentaires sur le sujet. Une erreur de communication monumentale. Le Bangkok Post consacrait ce matin un article sur son site web à l’éviction du blogueur. En, voulant étouffer la question, il lui ont donné un retentissement formidable. Supprimer les photos de la dite route qui n’apparaît plus du tout sur leur page ce matin et tous les posts la concernant ne suffira pas faire taire la polémique.
Plus communs à Bangkok que dans le reste du pays et souvent pratiqués dans les hauts lieux du tourisme, ces prix spéciaux pour les étrangers s’appliquent dans al plupart des attractions touristiques mais aussi dans les musées, les zoos ect… La Thaïlande n’est pas une exception, on retrouve des doubles tarifs dans bien d’autres pays du monde. En général des pays où le pouvoir d’achat de la population est sensiblement plus faible comparé à nos pays occidentaux. Vu sous ce prisme, on accepte peut-être plus facilement que pour rendre accessibles ces monuments ou attractions aux bourses des Thaïlandais, on pratique des prix adaptés à leur moyens et que l’on compte un peu plus sur les étrangers pour remplir les caisses. Et c’est leur patrimoine finalement. Mais quid des touristes des pays moins riches et surtout quid des expats qui vivent et paient leurs impôts en Thaïlande ? L’argument qui revient souvent c’est que la réciproque n’est pas vraie, les tarifs sont uniques chez nous. Mais ils sont déjà chers aussi. Bref, il est compliqué de justifier cette pratique. Un site s’est d’ailleurs appliqué à combattre ce dual pricing thaïlandais en listant toutes les attractions qui le pratiquent (www.2pricethailand.com).
Un autre aspect de cette question concerne l’accès aux temples de Thaïlande qui pour les plus réputés réclament un droit d’entrée aux étrangers lorsque leur accès est évidemment libres pour les Thaïlandais. Ils sont des fidèles pas des touristes et laissent des dons qui peuvent parfois dépasser le prix payé par un touriste. Le ticket d’entrée devenant en quelque sorte l’offrande forcée du visiteur étranger. Elle n’a évidemment pas la même signification spirituelle pour celui qui la paie. Il m’arrive souvent de me recueillir dans les temples de Thaïlande et de laisser une offrande, lorsque j’ai payé un droit d’entrée, c’est plus délicat, l’endroit s’est finalement transformé en musée à mes yeux et n’est plus vraiment un temple. Oui, quid des farangs bouddhistes, ils sont des fidèles mais ils paient quand même le droit de pénétrer dans leur lieu de culte. J’avoue que jusque là avec des prix de 20 à 50 baths, je m’en accommodais très bien mais lorsqu’en début d’année le Wat Po passait à 100 THB (contre 50 THB avant) pour accepter un étranger, un cap était franchi. Plus possible de faire les balades à la tombée de la nuit dans les allées que j’affectionnais. Quand on sait que le Wat Pho accueille en moyenne 8 000 à 10 000 personnes par jour dont la moitié sont des visiteurs payants, on se rend compte que les sommes amassées sont gigantesques. Une estimation évoque le chiffre de 500 000 dollars par mois. Après s’il est bien utilisé et aide la population, je n’y trouverais pas grand chose à redire même si je ne viendrai plus profiter du temple en soirée.
Le débat est complexe, il faut mettre les choses en perspective. Et finalement les touristes acceptent cette discrimination tarifaire ou la subissent sans trop de mal tant que les prix restent raisonnables. A trop se battre pour une égalité des prix, le résultat pourrait être une harmonisation qui ne serait pas un alignement sur le prix thaï mais un nouveau prix à mi-chemin qui serait moins facile à supporter pour beaucoup de Thaïlandais. Mais il faut tout de même faire attention à ne pas trop donner l’impression que le touriste est une vache à lait. Même s’il faut reconnaître que la majorité des temples du pays restent accessibles gratuitement aux étrangers également et que contrairement à d’autres pays voisins, il est très facile de voyager en Thaïlande en prenant les transports en commun publics où le tarif appliqué est le même pour un farang ou un thaïlandais (à l’exception notable de la ligne de train de Kanchanburi). Espérons que ça ne change jamais…


Test: Etes-vous un farang ?

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Ce post est basé sur un article de Songkran Grachangnetara sur le site du Bangkok Post que nous avons trouvé amusant. La version complète et originale est disponible ici

 
farang

 

Songkran Grachangnetara est un entrepreneur thaïlandais qui a vécu à Londres et passé beaucoup de temps dans les pays « farangs ». Il a donc pu observer les comportements et habitudes des occidentaux chez eux et en Thaïlande et en tire un petit test pour déterminer si malgré des années ici ou une bonne connaissance de la Thaïlande, on est encore un farang. Voici quelques uns des points, selon lui, qui vous permettront de savoir si vous êtes encore un farang ou si vous avez complètement assimilé le comportement et la mentalité thaïlandaise:

 

  • Vous êtes un farang, si vous pensez toujours qu’il est important d’être ponctuel et devenez extrêmement agacé par l’attitude nonchalante des Thaïlandais lorsqu’ils sont en retard.
  • Vous êtes un farang si vous comprenez la satire et le sarcasme et trouvez cela amusant. En effet, ils peuvent vous embarquez dans des situations compliquées en Thaïlande où ils ne sont pas trop dans les habitudes humoristiques.
  • Vous êtes un farang si vous n’arrivez toujours pas à comprendre pourquoi les femmes thaïlandaises épousent des hommes thaïlandais.
  • Vous êtes un farang si vous aimez votre golden retriever plus que votre femme (l’auteur vise particulièrement les Anglais par cette remarque, moi, j’ai pas de chien de toute façon, pas de femme non plus d’ailleurs)
  • Vous êtes un farang si vous empruntez les passages cloutés de Bangkok en toute confiance pensant que les voitures vont ralentir pour vous céder le passage.
  • Vous êtes un farang si vous pensez encore que Red Bull est d’origine occidentale (si vous pensez qu’il donne vraiment des ailes, consultez votre médecin)
  • Vous êtes un farang si, après quelques années de vie en Thaïlande vous préférez toujours utiliser la fourchette et pas la cuillère pour manger le riz (et il ne parle pas de ceux qui sont persuadés qu’on mange avec des baguettes en Thaïlande et décorent leur table de grains de riz)
  • Vous êtes un farang si vous attendez toujours que les politiciens thaïlandais démissionnent suite à des infractions ou à un l’adultère en cours de mandat (toute allusion à la vie privée d’un général américain ne serait pas fortuite).

 

Je vous laisse compter les points, de toute façon, si vous respectez un seul de ces critères, vous êtes farang. Moi, j’en arrive à la conclusion, attendue, que je suis encore farang. Ponctuel et sarcastique donc farang. Mince, je vais être en retard, vite, vite… Jaï yen yen


Les nouveaux explorateurs font la Thailande

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Nous venons de mettre en place une nouvelle rubrique vidéo pour les documentaires sur la Thaïlande. C’est un pays complexe et fascinant qui a forcément fait l’objet de nombreux reportages, documentaires et carnets de voyages. Que ce soit sur la culture, la gastronomie, ses curiosités, son histoire ou ses côtés plus sombres, plus sulfureux, la télévision s’est beaucoup intéressée au Pays du Sourire.
L’occasion de remettre à la une le numéro spécial entièrement consacré à la Thaïlande de l’émission de Canal+, Les nouveaux explorateurs (diffusée le samedi matin). Une édition spéciale d’une heure et demie qui ne suit pas un mais 5 explorateurs pour découvrir la cuisine thaïe avec Fred Chesneau, les trains avec Emanuelle Han, les pêcheurs thaïlandais avec Jerôme Delafosse, les enfants avec Maïtena, la Thaïlande insolite avec Diego Bunuel. Le tout orchestrée par une Maïtena Biraben sortie de son studio et pour une fois sur le terrain qui joue aussi les exploratrices. Si vous aviez raté l’émission, cession de rattrapage, ici.


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